C’est vraiment la rentrée…


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La rentrée est bien là, et une fois nos enfants plongés dans leurs activités diverses, tout reprend, et à l’hôpital aussi.

Ça y est, nous sommes repartis dans la spirale infernale. Et pourtant, notre Directeur Général a essayé de discuter avec les organisations syndicales. Là ils ont fait très fort : ils ont mis des draps sales à l’intérieur du bâtiment, ils ont mis le feu à des palettes et ont jeté des projectiles divers et variés sur les murs, à savoir des œufs et de l’encre..

Voici quelques articles d’Ouest France qui racontent mieux que moi…

Avec la rentrée, le conflit au CHU se rallume

Après l’assemblée générale dans le grand hall du CHU, les manifestants ont gagné le bâtiment de la direction où un bûcher de palettes et de pneus a été allumé.

Après deux mois de trêve, le conflit au CHU Pontchaillou a repris hier. L’intersyndicale exige toujours le retrait du projet de réduction du temps de travail de la direction qui s’y refuse.

Reportage

« Il n’y avait aucune raison que nous poursuivions la trêve », tonne R , représentant de l’intersyndicale du CHU Pontchaillou. « Les conditions de travail du personnel sont de plus en plus difficiles et le projet de réduction du temps de travail de la direction ne pourra qu’accentuer ces difficultés. »

Hier, en début d’après-midi, ils étaient environ 250 personnes à participer à l’assemblée générale de rentrée proposée par l’intersyndicale. L’occasion pour les porte-parole de faire un point sur la situation et de redynamiser les troupes après deux mois de vacances.

« Jeudi matin, nous avons eu une rencontre avec le directeur du CHU », poursuit R. « Ses positions n’ont pas changé, donc nous allons rallumer le feu de la contestation. » Au sens propre comme au sens figuré.

Peu après l’assemblée générale, les manifestants se sont dirigés devant le bâtiment de la direction où a été dressé un imposant bûcher de palettes et de pneus. Enflammé, il a généré un impressionnant panache de fumée noire et la chaleur était telle que les services de sécurité de l’hôpital ont dû arroser les voitures stationnées à proximité pour éviter qu’elles s’enflamment à leur tour. Un bâtiment a eu aussi le droit à un bombardement d’œufs et de peintures.

Logique comptable

Le message des syndicats est clair : la trêve est bel et bien enterrée et le conflit est reparti dans sa version dure. « Déjà avec 7 h 40 de travail par jour, le personnel n’arrive plus à faire face à son travail », explique B, de Sud et secrétaire du comité hygiène sécurité et conditions de travail (CHSCT).

« Certains rentrent chez eux en pleurant ou d’autres rappellent parce qu’ils avaient oublié de préciser une consigne. Du personnel qui se met en danger professionnellement et juridiquement et qui n’offre plus la même qualité de soins envers les patients. Alors on va où avec 7 h 30 ? »

Des syndicats qui dénoncent la seule logique comptable de la direction au détriment de la qualité des soins.

Actions dangereuses

Des arguments évidemment contestés par le directeur général. « Je reste toujours ouvert au dialogue et j’ai d’ailleurs reçu, jeudi matin, les organisations syndicales. Mais quand on me sort que je n’ai qu’à demander plus de sous à Madame Bachelot Ça limite le débat ! »

Un directeur qui reprécise « qu’il n’est pas question de détruire les emplois. Bien au contraire, maintenir les emplois permanents et réduire le personnel de remplacement Et trouver de nouvelles organisations en tenant compte du cadre financier. »

Concernant le bûcher : « Ce sont des actions dangereuses que je condamne et qui s’apparentent à une agression. Ce feu aurait pu se répandre et les fumées se propager dans les bâtiments proches où se trouvent les patients. Là on n’est plus dans le conflit social. »

Une intersyndicale qui devrait de nouveau se manifester lundi, à l’occasion du conseil d’administration du CHU, ainsi que jeudi prochain.

Samuel NOHRA.

Ouest-France

Au fil de l’info Nantes

17:52 – jeudi 10 septembre 2009

CHU de Nantes : la CGT, Sud et FO votent la grève

Après le blocage des camions ce matin, à l’hôpital Saint-Jacques, à Nantes, près de 200 salariés des services techniques, logistiques et soignants se sont réunis en assemblée générale cet après-midi, à Hôtel-Dieu. Leurs revendications ? « Non à la suppression de quatre jours de congé ; non au ralentissement de l’évolution de carrière ; non, enfin, à l’individualisation des rémunérations. » CGT, Sud et FO ont voté la grève « pour une durée indéterminée ». De son côté, la direction du CHU reconnaît que ce mouvement « a handicapé le fonctionnement logistique ». Une nouvelle assemblée générale est prévue demain.

Rennes

CHU de Rennes : la contestation s’est rallumée ce mercredi

Après deux mois de trêve estivale, le conflit opposant la direction du CHU Pontchaillou à l’intersyndicale CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC a repris ce jeudi après-midi.

Après deux mois de trêve estivale, le conflit opposant la direction du CHU Pontchaillou à l’intersyndicale CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC a repris ce jeudi après-midi. Toujours au cœur du conflit, le projet de la direction de diminuer le temps de travail quotidien de 7 h 40 à 7 h 30. Ce qui entraînerait une diminution des jours de RTT. Un projet que refuse toujours l’intersyndicale au nom de la sécurité des patients et la dégradation des conditions de travail du personnel. Après une assemblée générale dans le hall principal à 14 h 15, environ 250 manifestants ont gagné le bâtiment de la direction où un imposant feu de palettes et de pneus a été allumé. « Le feu de la contestation est rallumé » explique un manifestant. « Il faut que la direction comprenne que la température ne va pas cesser de monter si elle continue dans cette voie. » Des dizaines d’œufs ont également été lancés sur la façade de la direction. Une intersyndicale qui prévoit de nouvelles actions la semaine prochaine notamment lundi lors du conseil d’administration du CHU.

Ma fenêtre ne donnait pas directement sur le feu, mais les fumées passaient sous la porte vitrée. Les pompiers de l’hôpital ont dû venir pour arroser les voitures à côté afin qu’elles n’explosent pas .Ils hurlaient comme des possédés. Le problème est que personne ne cédera. Ce vendredi ils ont mis toute la journée pour passer au Karcher tout le bâtiment et il en restait encore quand j’avais fini le boulot à 17 heures. Et tout cet argent dépensé pour nettoyer et enlever les odeurs pestilentielles n’est plus disponible pour les soins…En plus, au bout d’un moment, il faudra bien que cela s’arrête.

Moi aussi je suis touchée par les mesures, puisque mon temps partiel pour motif médical est en partie remis en cause…Tout le monde se demande avec angoisse comment cela va finir…En plus avec tous ces gens qui on faim, balancer de oeufs, de la farine, cela me choque, je ne peux être d’accord même si je suis syndiquée.

Au mois de juin, j’ai dû reprendre la cortisone pour cause d’asthme ….

 
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Publié 12 septembre 2009 par korriganebleue35 dans Non classé

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