Le Noël des gueux


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Ceux -là sont bien jolis, déguisés en gueux pour une fête médiévale. Aussi je dédie ce poème d’un de mes collègues pour avoir une pensée pour tous ces pauvres, dont certains sont morts de froid. Ce qui, au 21ème siècle me choquera toujours. Je n’oublierai pas la phrase que nous disait l’Abbé Pierre dans les camps Emmaüs : "devant la misère, emploie-toi non seulement  détruire ses causes, mais à la soulager sans retard. Emploie-toi à la soulager sans retard, mais à détruire ses causes. Servir le premier le plus souffrant, la source de la paix est là…"Mais la majorité a remplacé la Sinte trinité par une nouvelle : "Bienheureuse compétition, bienheureuse concurrence, Saint pognon…." Quand j’étais plus jeune, nous accueillons chez nous quelqu’un isolé pour la Noël.Ma mère y tenait beaucoup et nous faisions des heureux. Je me souviens d’une jeune femme seule avec une fille de 2 ans. mon frère s’était déguisé en Père Noël et il avait donné les cadeaux à tous les participants. Je n’oublierai jamais ses yeux éblouis, quelle merveille !!!Je vous livre donc ce petit poème fort bien fait, avec quelques musiques non moins sympathiques qui vont avec…

L’hiver est là en aversess de neige
Le gueux tout grelottant

S’en va…s’en vient
Dans le mauvais temps tel un chien
Pas de feu, peu de pain, vêtu de tristes tartans
Malmené par la bise qui siège

    

Là un abri de fortune
Quatre murs aux carreaux brisés
Le flocon et le froid y entrent
Comme dans une grotte, un antre
Mieux vaut une ruine cassée
A des nuits glacées au clair de lune

    
Ici un pont sur le canal
De vieux cartons pour toute maison
Une couverture, fidèle compagne
Contre la méchanceté, la hargne
D
’un hiver tout à ses façons
De sinistre canaille

    
Dans la rue bien emmitouflée
Passent les gens affairés dans le décor
La cloche lui mendie la pièce
Avec le regard sombre de son espèce
Patientant
… s’il vit encore
Un printemps et ses caresses de bonté

A nos portes et fenêtres

    
Décembre scintille de tous ses feux
Ses opulentes vitrines
Exhibent abondance et bien-être
Au milieu de tant l
’enfant Dieu
Cherche sa place divine

    
Aux grandes tablées
Des familles réunies pour l
’occasion
Entre le sapin et la flambée de Noël
Les réjouissances de bouche ont commencé
Vingt heures au carillon
Le gueux sous le réverbère se gèle

    
Ce soir est un soir ordinaire
Malgré les lampions de la fête
Qui ne réchauffent pas
La soupe du secours populaire
A le c
œur à l’ouvrage et même la tête
Qui rêve d’en faire plus, mais voilà…

    
Alors en cette nuit sainte
Vous qui buvez, mangez, festoyez
Sans trop le souci des autres
Entendez le gueux et sa complainte
Jeûner, frissonner
Dans ses os qui pourraient être les vôtres

Pensées de Noël
A ceux que la vie malmène !

 
 
 
 
 
 
 
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