Balade sous la neige


Lundi 11 janvier

Vendredi nous sommes allés nous promener aux alentours du Mont Saint Michel.

J’avais besoin de me changer les idées après une semaine chargée et ma dernière qui a dû être emmenée aux urgences pour lui faire des points de suture sur son arcade sourcilière gauche (12 quand même !!). Notre urgentiste nous a fait de la très haute couture et ma fille aura une belle cicatrice, mais j’ai perdu mon après-midi ; passés à 17 h 00 en étant arrivés à 13, c’était pénible…Le temps de tout faire en ordre, il faisait nuit. Tout cela parce qu’un crétin des alpes l’a poussée dans la cour et lui a fait un croche-pied, exprès en plus !!!…je n’ai pas appelé son père pour laisser travailler le personnel dans le calme, mais il était furax et voulait tout casser à l’école ce qui n’aurait rien changé bien sûr…(sa violence nous a séparés)

Au départ je voulais aller à Saint Malo voir la chaussée du sillon et ses brise-lames légendaires, car c’était les grandes marées et avec la plage enneigée cela devait être beau. Un petit photomontage d’une sélection de la presse et de photos trouvées ci et là sur le net vous donneront une idée de ce que je voulais sentir de près. Les embruns, le vent, moi qui habitais au bord de la mer quand j’étais jeune, j’en voulais…Même si les tempêtes de la méditerranée sont différentes d’ici….J’avais conscience d’un certain danger et je voulais prendre le train, puisqu’entre la gare et la chaussée du Sillon il n’y a pas tant que cela à marcher…Mais mon chéri avait envie de voir le Mont sous la neige et vu la météo je n’osais pas lui demander…


Nous avons donc pris le camion, juste après le déjeuner…Nous avons pris la RN 137 et nous avons bifurqué, bien que d’habitude nous prenons la route dite « des anglais » qui est une départementale et risquait de ne pas être déneigée.

Il faisait un froid glacial, avec un beau ciel bleu. Le Mont, qui, d’habitude, a un parking envahi de voitures et d’autobus divers, était encerclé d’un beau manteau blanc, et nous avons fait moult photos. Les gens avaient l’air en difficulté de conduire car ce n’est pas habituel par ici. Ce qui ferait bien rigoler nos amis du Nord et du Nord de l’Europe qui doivent avoir l’habitude. Là les classes fermées, tout à vau –l’au…


Vous pouvez voir les barrières qui d’habitude délimitent les types de véhicules mises de côté…Sur la route il y avait un peu de neige, sauf en Sud manche où nous nous serions crus à la montagne.


Le plus surprenant c’était à Genêts, (photo du bled ci-dessus)où en temps normal nous partons pour les traversées à pied de la baie. Le sable était remplacé par la neige et la lumière était aveuglante ; au bord de la route de Pontorson, j’ai eu la surprise de pouvoir photographier mon premier vanneau huppé, même si j’en avais déjà vu auparavant sans jamais y arriver ; les corbeaux et étourneaux n’étaient pas en reste, et en nombre. Il y avait une grive musicienne et je me suis bien demandée ce qu’elle pouvait faire là.

http://www.oiseaux.net/oiseaux/vanneau.huppe.html

En cliquant sur le lien il y a des renseignements sur l’oiseau et il est possible d’écouter son chant.


A Genêts pas de déneigement, pourtant ils ne manquent pas de sous car c’est là que se trouve la maison des guides pour traverser la Baie et il y a beaucoup de touristes qui font cette traversée. J’ai eu l’occasion de la faire trois fois, dont une pour encadrer les élèves de l’école lors de ce qu’ils appellent la journée d’intégration. Le matin nous avions discuté avec les enfants de ce qu’il fallait pour bien vivre ensemble, puis nous avions traversé la Baie et avions déjeuné au pied du Mont pour regagner ensuite chacun ses pénates. Traversée mémorable car il y avait une personne « verticalement défavorisée » comme on dit maintenant, que tous les plus grands avaient porté chacun leur tour. Les autres devaient bien faire attention et suivre les consignes du guide car à certains endroits nous avions l’eau jusqu’au genou avec de la tangue (une sorte de vase) et ce n’était pas facile. D’ailleurs au pied du Mont il et possible de se laver les pieds après la traversée. Si vous avez l’occasion, je vous recommande l’expérience, surtout la nuit aux flambeaux..

C’était donc une occasion de voir ce petit village sans touristes, quelques traces de pneus de voitures maculaient la neige. Les seuls touristes étaient les moutons Avranchins et je me demande comment ils pouvaient se nourrir à travers la neige.Ils sont spéciaux, vous voyez leur tête marron alors que leur corps est  de la couleur habituelle,c’est une race rustique qui donne les excellents gigots de pré salé qu’il faut avoir goûté une fois…


La perspective au lieu-dit le Pont dans Genêts est grandiose : Le Mont Saint Michel à gauche, Tomblaine à droite, dans une légère brume avec le soleil qui commence à descendre ; pas facile de voir cela bien avec mon petit appareil photo, j’ai fait ça au pif et je ne croyais pas avoir réussi… .


Les petites taches représentent le Mont et Tomblaine de chaque côté de la rivière..Les routes étaient correctes sur les grands axes, amis sur les secondaires c’était comme en montagne, et, avec le camion, frissons garantis. J’ai eu une crainte dans un village après le Bec d’Andaine où nous avons fait demi-tour car le virage en sus de la pente cela faisait trop et nous commencions à glisser et à reculer. Nous avons donc dû repasser par où nous étions venus. En trait rouge sur la carte par où nous sommes passés…Ce que j’ai entouré maladroitement d’un carré rouge, c’est Tomblaine, qui est une réserve ornithologique interdite aux visiteurs. c’est là que passent tous les oiseaux migrateurs…


Il y avait des agriculteurs avec des 4×4 qui étaient venus nourrir leurs chevaux, lesquels étaient recouverts d’une sorte de manteau pour qu’ils n’aient pas froid. Des seaux étaient sur les pieux des clôtures où ils leur mettaient à manger.

Le seul qui restait zen, c’était le chat, qui dormait paisiblement sur mon châle entre nous deux et qui devait rêver car de temps en temps il agitait ses petites pattes…

Puis le soleil commençant à descendre, il fallait bien rentrer et nous avons donc repris l’A84 pour rentrer chez nous. Le monde se rappelait à nous et ses contraintes, faire les courses, tant que l’on peut encore, les rayons des supermarchés commençant à se vider car les camions ne passent pas…


Ils ont dû aller chercher du sel en Tunisie, et après nous allons discuter de l’impact écologique et du réchauffement climatique…Combien de tonnes de pétrole ont été gaspillées pour des discussions qui n’ont abouti à rien, ils ont bien mangé, bien bu, vu tous leurs copains, se sont donné bonne conscience pour trois sous, et ça continue…

 


 

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Publié 12 janvier 2010 par korriganebleue35 dans Sorties, excursions

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