En route vers KONYA


 Lundi après-midi :

Nous déjeunons à l’Hôtel KAPPADOKYA INN.Repas buffet, comme souvent, mais formule bien commode. Ceci me permet de faire le plein d’excellents légumes de Pamphylie tout en protégeant ma ligne. Avant l’hôtel était plus haut, maintenant le plan d’urbanisme a changé et ils ont dû enlever deux étages. Dans la boutique mon chéri m’achète une belle tunique ainsi que pour ma grande fille.

Avant de quitter la Cappadoce, nous allons jeter un dernier coup d’œil sur Ortahisar et la vallée des pigeons.

Ortahisar

 

Ce village, à 3 km au sud-est de la Vallée de Göreme, est le plus réputé pour sa citadelle de pierre de 50 m de haut, visible de la route principale. Le nom signifie d’ailleurs « la citadelle du milieu ». Il paraît qu’il est possible de grimper la roche, pour avoir une vue étourdissante sur la région environnante. Je ne m’y suis pas risquée car c’est une véritable aiguille et je ne suis pas casse-cou. A côté, un minaret se dresse, « telle une baïonnette de l’islam », comme le dit si fièrement le premier ministre turc. Ce village d’agriculture attrayant expose aussi les traces du mode de vie des monastères et est un centre culturel et commercial de première importance. On y conserve des pommes, des citrons dans ses galeries souterraines. C’est le siège de Kappadokya ballons, qui promène ceux qui veulent en montgolfière. Le car a parfois du mal à passer car la route est étroite, le précipice n’est pas loin. Un peu plus haut, il y a un point de vue sur la vallée des pigeons et des vieilles femmes qui font du thé dans un samovar un peu rustique et font de la dentelle en attendant le client. Leur dextérité est stupéfiante.

En route !!!

Mais il nous faut déjà repartir. Nous voyons des maisons de différentes couleurs, et il y a beaucoup de recherche dans le choix de celles-ci. Ils savent très bien jouer avec les couleurs des pierres volcaniques et il faut dire que ça jette.

 Nous voyons la ville de Göre, avec sa ville troglodytique à moitié vide avec l’érosion, la ville nouvelle étant à côté.

15 h 30 : Nous voici à Nevşehir. Nous prenons la route d’Aksaray, les montagnes enneigées sont noyées dans la brume, la route serpente comme des montagnes russes à travers le Taurus.

17 h 25 : Nous continuons notre route, et nous voyons des « maisons posées la nuit » ; ce sont des sortes de bidonvilles bâtis illégalement, et, après, une fois qu’ils sont installés, ils leur mettent l’eau, l’électricité et même le téléphone. Le dernier tremblement de terre a été une « sorte de contrôle technique ». Toutes les maisons bâties de la sorte se sont effondrées comme des châteaux de cartes. Même sur des maisons en terre au milieu des champs, avec de l’herbe sur le toit, on peut voir des « poêles à frire » pour la télévision. Il y a même des antennes téléphoniques au milieu des champs. Là on peut faire le coup de la pub : « devine d’où j’t’appelle ?» LOL ou STL pour les suisses et les allemands…

Nous arrivons à KONYA pour le crépuscule, l’hôtel est magnifique, c’est le RIXOS, l’architecture seldjoukide moderne, une sorte de maxi Hilton, entouré d’un bowling et d’une discothèque où se pressent les étudiants branchés. Un faux derviche tourneur en garde l’entrée. Nous commençons à être accueillis par des personnes en costume traditionnel, qui nous proposent de nous rafraîchir avec de la Kolonya, une sorte d’eau de Cologne au citron. Eventuellement il nous est proposé un lokoum.

Je fais un tour rapide du hall qui est immense et j’admire les magnifiques porcelaines aux motifs seldjoukides exposées en vitrine. Je me déleste de quelques euros pour acheter des cartes postales. Bien qu’ils ne soient pas dans l’Europe, tout est fait pour nous faciliter la vie. Nous réglons tout en euros et nous pouvons marchander en euros aussi. A noter : là-bas il est impossible de les mettre sous enveloppe avec le format utilisé par chez nous. Toutes les enveloppes que j’aurai préparées avant mon départ n’auront donc servi à rien. Nous allons dans notre chambre afin de nous changer pour le dîner.

Après le repas, chacun peut disposer des services tels que la piscine, les massages, tout ce qu’on veut. Pendant le dîner il y a un orchestre qui joue des instruments traditionnels. Au début c’est pas mal, mais au bout d’un moment la répétition devient fatigante. Mon chéri est parti se coucher car il est très fatigué, vous saurez pourquoi plus loin.

Dans le hall se trouve un magnifique piano à queue et je ne résiste pas. Je fais une invention de Bach pour me dégourdir les doigts, puis un peu de Satie, puis du yaourt (de l’impro), à partir de la gamme pentatonique. Il y avait des japonais qui m’ont applaudi. Je suis ensuite montée au 25° étage où il y avait une vue panoramique sur la ville. C’est assez impressionnant la circulation qu’il ya même la nuit. Il faut se coucher car le programme de demain sera chargé.

 

 

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Publié 13 avril 2010 par korriganebleue35 dans Voyages

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