Suite de la visite de KONYA


 

Notre parcours dans la ville

09 h 20 : 10 h 00 Mosquée Sultan Selim.

Seuls les membres de la famille impériale sont autorisés à avoir quatre minarets, les autres mosquées deux ou un seul. Pas plus de six, car à La Mecque il y en a sept. La mosquée était commencée par Soliman le Magnifique et terminée par Selim II. A l’entrée il y a de magnifiques arcades de style byzantin, avant de franchir un tapis qui sert de porte.

Elle est très lumineuse, et a un lustre magnifique en cristal de Venise. Il y a des casiers pour mettre les souliers et les horaires des prières sont affichés sur un bandeau lumineux.

 

Dans une boîte se trouvent des foulards pour ceux qui auraient oublié le leur. Certains membres du groupe voulaient que mon chéri se voile car il avait des longs cheveux…Il a montré sa carte d’identité pour montrer que c’était un vrai mec. Une bonne odeur de rose chatouille nos narines, c’est avec ça qu’ils font leur nettoyage.

 Notre guide nous explique deux ou trois trucs sur l’islam, le chapelet, les parties de la mosquée.

Les parties bleues sont extraites de Wikipedia :

Généralement, en face de l’entrée à la salle, se trouve le mihrab (محراب) qui est une niche, souvent décoré avec deux colonnes et une arcature, qui indique la qibla, c’est-à-dire la direction de la Kaaba à La Mecque vers où se tournent les musulmans pendant la prière. Il est souvent au milieu du mur de la qibla. C’est probablement dans la mosquée de Médine qu’on trouve le premier mihrab (705706).

Le minbar, un siège ou un pupitre duquel on présente des sermons, est situé à la droite du mihrab, en haut d’une série de marches. Il est notamment utilisé lors de la prière du vendredi.

Le micro du prêcheur de la chaire n’est pas tout à fait en haut, car être tout en haut c’est réservé au Sultan ou au responsable de la confrérie des Mevlevi quand il y avait des cérémonies. Il est donc à quelques marches. En haut il y a la reproduction du toit bleu du tekke de Mevlana car l’influence soufie était très importante. En effet, jusqu’à la fin du Sultanat, le Çelebi Effendi, chef de la confrérie Mevlevi, remettait l’épée royale au Sultan. A partir du XVIII° Siècle, il était bien vu de faire partir d’une tarîqa.

Le premier minbar fut construit par le prophète en l’an 7 de l’hégire, sous forme d’une chaire de bois depuis laquelle il pouvait s’adresser aux fidèles. Aujourd’hui, le minbar est intégré au mur de la qibla lors de la construction. Le plancher de la mosquée à l’endroit où la congrégation se réunit pour le culte, est couvert de tapis. Il n’y a ni siège ni banc.

Avant il y avait des tapis de prière, mais maintenant c’est de la moquette ad hoc fabriquée au kilomètre et découpée aux mesures, il n’y a que les bords qui sont fixés comme à la maison. Au pied d’un pilier il y a des chapelets, et à côté des magnifiques calligraphies sous verre, probablement des versets du Coran.

 

10 h 00-10 h 20 : le marché

Voici la cuillère de bois que tout Anatolien se doit de posséder.

Ici la corbeille de mariage où l’on peut glisser des petits billets ou des bijoux lors de la fête.

Le marché est divisé en corporations, comme dans les souks maghrébins. C’est super bien rangé, et nous sommes abordés par des invalides en fauteuil roulant qui font la manche, il y a une vieille édentée avec des pieds déformés, le guide nous a dit que c’était des mendiants professionnels. Il a fini par se fâcher car elle ne voulait pas nous lâcher.

 

Il y a un şarraf, c’est une sorte de bijoutier qui fait mont-de –piété en même temps ; quand les enfants naissent, ils ont en cadeau des pièces, en général 5, qui peuvent être vendues si besoin au cours du jour, ils pèsent avec une balance car c’est au gramme près. Ils vendent de tout, et il est obligatoire de marchander.

11 h 23 : LE PALAIS KARATAY

C’était une école coranique, bâtie sur le plan à coupole centrale raccordée par des triangles turcs. Ceux-ci permettent de passer du carré au cercle. Transformé aujourd’hui en musée de sculpture.

 

 Le portail est remarquable et unique par son décor. De la véritable dentelle de pierre, comme savent le faire les Seldjoukides.

 Aujourd’hui on y expose des stèles sculptées. Elles sont ornées de nombreuses figures animales et humaines : dragons, aigles, anges ailés, poissons, aigles bicéphales, éléphants. Il y a aussi des calligraphies, comme si la pierre était du sucre sous le burin du sculpteur. En effet, l’islam n’interdit pas hors les mosquées la représentation des animaux. Il y a aussi des portes en bois de cèdre, qui sont des bijoux de dentelle sculptée.   

Il faut noter qu’au centre se trouve un bassin avec une fontaine, dans lequel les étoiles se reflétaient pour ainsi observer le ciel, à une époque ou le télescope n’existait pas. Un oculus permettait au ciel de se refléter dans ce bassin. La tradition raconte que Mevlana lui-même venait y observer les étoiles. Un ingénieux système en forme de clé de sol permet que l’eau, bien que renouvelée, reste plane.

11 h 40 : Pharmacie

Dieu merci, avec l’aide du guide, nous pouvons acheter des médicaments contre le tænia qu’avait attrapé mon chéri. Mon chéri était K.O mais le produit était d’une remarquable efficacité. En deux jours c’était fini. J’ai acheté deux ou trois bricoles à la parfumerie d’à côté.

11 h 45 Quartier libre

Nous faisons un tour dans la ville, et nous visitons une librairie énorme où il y a deux niveaux pour l’informatique, des livres scolaires, de la papeterie, du matériel de bureau, et, en dessous un coin dictionnaires, livres et écritures saintes, bien que le pays revendique sa laïcité, mais cela ne gêne personne. Et même la traduction du dernier thriller ésotérique que vous connaissez bien.

Nous nous achetons un dictionnaire franco-turc car nous ne sommes pas vraiment doués pour le parler tarzan… (Avec les mains, des petits cris…). Il y a un contraste avec des roulottes à cheval, des bagnoles dernier cri, le tramway, et le bourri qui essaie de passer entre tout ça.  Il arrive qu’il y en ait au milieu d’un rond point entre un bus et une auto…

Pas de souci avec l’Orthographe, ils écrivent en fonétik !!

Même dans le fin fond de l’Anatolie nous trouvons un Mac Do où l’on peut voir aussi bien des femmes voilées qu’habillées à l’occidentale. Nous attendons devant le portail du palais Karatay pour y retrouver notre guide qui nous amènera vers le chauffeur. Il ne faut pas rester longtemps, la police veille au grain ; il ne faut pas gêner la circulation. Notre assemblée suscite la curiosité, et nous regardons tous ces passants. Nous pouvons observer les différentes façons de mettre le voile ; notre guide nous a dit que suivant les différentes mises de voile il était facile de reconnaître les obédiences islamiques des porteuses.

 

 

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Publié 14 avril 2010 par korriganebleue35 dans Voyages

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