Discussion sur LA SOLITUDE


 

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LA SOLITUDE

La solitude ça peut vous faire dire ou écrire n’importe quoi. Ça vous pousse parfois à poser des gestes désespérés. On a qu’à penser à un amour perdu qui quelquefois engendre des gestes de désespoir qui sont eux-mêmes aveuglés par une nouvelle solitude née d’une vie sans l’être qu’on a tant aimé… Cependant, il y a aussi du bon dans la solitude! Prenez moi par exemple qui suis un auteur, la solitude, même si elle n’est pas omniprésente et qu’il ne s’agit pas d’une vraie solitude, car je suis entouré de ma famille et bien, pour moi cette solitude que je m’octroie volontairement en m’enfermant dans mon bureau, journalièrement, pour écrire, et bien elle m’est très salutaire! Je ne peux pas écrire avec tout un tas de gens tout autour de moi. Et quand l’une de ces nuits ou mes maux occasionnés par ma fibromyalgie me force à rester éveillé et que je me retrouve encore une fois dans cette solitude provisoire et bien, je sais l’apprécier et je tape au clavier!

Comme je l’ai mentionné plus avant, toute solitude n’a pas que du mauvais, mais quand cette même solitude vous pousse à poser des gestes regrettables, comme empoisonner la vie de vos semblables et même parfois malheureusement aller jusqu’au…suicide, c’est là que ça devient pas mal plus grave…

Nous connaissons tous une personne souffrant de solitude car c’est le mal du siècle après le stress. Quand je dis d’entrée de jeux que la solitude peut vous faire poser des gestes débiles, on a qu’à penser à ce qui est arrivé ici même sur mon propre site il y a de cela quelques jours à peine… Une intervenante esseulée, un clavier et divers pseudonymes et le tour est joué, la solitude a fait son œuvre. Nous tous qui visitons ce site et qui y déposons des commentaires et/ou opinions, nous avons été témoins de cette détresse maladive. C’est l’une des facettes  qui sont pourtant plus nombreuses, de la solitude. On peut très bien être entouré de mille personnes, mais souffrir intérieurement d’une immense solitude, car nous sommes peut-être à la recherche d’une chose ou même d’une personne qui pourrait combler cette même solitude, mais malheureusement, nous ne trouverons jamais chaussure à notre pied…

Alors la solution est de comprendre le pourquoi du comment et enfin d’accepter cet état de fait et voir même à l’apprivoiser… Drôle de solution me répondrez-vous? Et bien de mon côté je trouve que c’est toujours mieux ça, plutôt que de choisir de sauter en bas d’un pont ou pire encore, de tuer toute sa famille pour ensuite se foutre une balle en pleine cervelle!

Je revendique des moments de silence, au point que j’allais parfois faire des retraites dans un monastère; cela fait du bien d’entendre le chant des oiseaux et pas le bruit du respirateur, du scope, qui surveillent le patient, du chirurgien qui crie sur l’instrumentiste parce que l’opération est difficile et ne gère pas son stress et parce que toute l’équipe est tendue quand on est à la quinzième heure de garde sur les vingt quatre et que l’on a la peur au ventre de faire une erreur cause de fatigue. Et oui, nous sommes des humains et pas des machines…

En plus maintenant nous sommes dans une société judiciarisée où nous risquons le tribunal sans arrêt.

Une fois, lors d’une de mes éclipses,  j’avais envoyé aux collègues une carte parce que le paysage était beau et je n’ai pas recommencé car elles m’ont cru folle…

Quand  certaines personnes, craquent on leur dit, et on dit aux collègues que c’est qu’elles étaient fragiles, mais on leur a pressé le citron, pour certaines jusqu’au suicide et l’épuisement.

Dieu merci il y en a qui voient les choses venir et qui partent avant…

Pour ma part le destin m’a fait bifurquer à cause d’un accident, mais combien vois-je de chères collègues qui se découvrent un cancer ou partent avant l’heure à la retraite parce qu’elles n’en peuvent plus ? J’en ai vu encore une au supermarché il y a peu de temps, qui est plus jeune que moi…

Ou alors qui prennent  une pause bébé bien opportune et un beau et savant calcul fait que leur été est rendu disponible par cette grossesse qui met  les collègues dans le pétrin pour ne pas dire un gros mot.

Je suis capable de supporter des heures de silence, ou parfois j’écoute du grégorien, d’ailleurs je vais parfois chez des moniales cisterciennes qui le chantent quand je fais mes pauses silence.

Il est difficile d’en avoir,  du silence ; certaines personnes sont dans une diarrhée verbale permanente, comme si ce supposé vide de son leur faisait peur. Dans les supermarchés, dans le métro, il nous est servi une sorte de « soupe musicale » que l’on a pas demandé, et nous en avons une couche supplémentaire lorsque nous entendons par la même occasion les percussions des musiques tribales que certains ont dans leur baladeur ; pourtant ceux qui me connaissent savent que j’apprécie la musique, et je pense à un compositeur du début du 20° qui disait : « il n’y a pas de grande et petite musique ; il y a la musique et il y a le bruit » . En l’occurrence Darius Milhaud.

J’avais entendu un conférencier sur France Culture qui disait que la bonne musique est celle qui ralentit notre rythme cardiaque et nous met en paix avec nous-mêmes ; je le rejoindrai assez.

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