Epuisée


Quand J’ai froid, je me réchauffe avec les mots

Ecrire est le médecin de mes maux

Une simple plume de paon pour écrire

Tout ce que je n’arrive pas à dire

Un jour, un voile de tristesse s’abat sur vous.

Sans comprendre pourquoi,

Le sourire s’efface de votre visage

Et les larmes perlent sur vos joues.

Tout s’obscurcit autour de vous;

Plus rien n’a de saveur, ni de sens.

L’incompréhension autour de vous, vous pèse.

Plus jamais vous ne serez la même,

Plus jamais vous ne percevrez le monde de la même manière.

La fatigue s’installe, permanente.

Lasse, jaillit en vous des idées sombres.

Ailleurs, loin semblerait si doux, si agréable,

Car tout est devenu souffrance  désagréable.

Quand je pense, ma tête se remplie de brouillard

Et je chope un sacré cafard.

Aimer n’est qu’une vision,

Aimer n’est qu’un frisson,

Car l’amour est une passion,

Où l’on doit aimer à en perdre la raison.

Je ne veux pas d’une humeur de chien

Je te veux minou câlin,

Et pas schtroumpf grognon.

Je ne veux pas de ta fontaine de soupirs

Je veux des larmes de rire.

Je ne veux pas de colères bleues

Seule de la tendresse rose je veux.

Je ne veux pas de pied gauche au saut du lit

Je veux le voir à l’endroit pardi.

Je n’aime pas beaucoup l’imparfait

Je lui préfère le côté plus que parfait.

Il te faut des promesses

Je te devrai des prouesses

Car tu me répète sans cesse

Que je suis une princesse,

Mais je ne suis que faiblesse.

Mon cœur est en pleine déprime.

C’est pour ca que j’écris ces rimes.

Pourtant tout me semblait bien reparti

Mais c’est plus fort que moi elle est revenue la mélancolie.

La tristesse me ronge

Et même la nuit elle apparaît dans mes songes

J’aurais aimé que tout soit plus simple

Malheureusement je ne suis pas sainte,

Mais me voiler la face ne ferai qu’augmenter les craintes.

Et le doute m’assaillit.

Elle est revenue la mélancolie.

Je suis fatiguée de traîner à chaque instant

Un passé qui me tire vers le néant.

Cette année, mon âge me fait bien réfléchir

Et le poids de tous ces ans me fait tressaillir

Les dizaines marquent profondément ma vie

Me rappelant ce que jamais je n’oublie.

Je me sens une mutante au milieu de ces pépètes

Qui à longueur de journée

De leurs robes de futures mariées

Détaillent les pépètes

Au milieu de la chute des dents du dernier.

Sur le dernier épisode de télé réalité

Sont en extase comme sur sainte vérité

Et font un caca nerveux

Pour avoir grossi d’un cheveu.

Je vis avec toi, mais pourtant solitaire

Je ne trouve mes repères

La vie reste un mystère.

Je ne veux pas que tu me décroches la lune

Juste ne pas compter pour une prune.

La guérison de ton mal est sans espoir

Je devrais me résigner, le savoir.

J’ai signé, c’est pour en chier,

Il me faut assumer contre vents et marées.

Mon cœur est découpé

Et plus je veux être forte

Plus elles se ferment les portes

Et plus je suis fragilisée.

Ne prétendez pas me connaître

Parce que vous ne savez rien au fond

Vous pensez être à ma fenêtre

Mais je vous oppose un mur de béton

Me voilà dans ce texte j’apparais

Riche et fière de ma fragilité.

Mais, trop souvent brisée

Pour certains par qui le savez,

Qui vivent en toute impunité.

Alors aujourd’hui la haine

Coule à flot dans mes veines.

J’ai des mots au fond de la gorge

Qui poussent pour en sortir

Mon cœur saigne et se déchire,

Chaque jour c’est de pire en pire.

Chaque jour est un charivari

Chaque heure un éternel défi

Chaque minute un pont franchi

Chaque seconde il me faudrait une nouvelle envie.

J’ai souvent eu envie d’abandonner

J’ai souvent risqué de couler

Alors je me suis forgé une carapace

Pour qu’enfin le mal contre elle se fracasse.

Les cons n’auront de moi pas raison

Qu’ils aillent paître en prison.

Leur superbe

Me donnent la gerbe.

Sur le clavier ou le parchemin

Ma plume crache son encre de chine

Et ses jambages

Au gré de son venin

Ou de sa musique divine

Qu’inspire cette vie sans ambages.

Monde d’aujourd’hui

Je t’aime et je te hais à la fois

Toi douce liqueur mais aussi noir poison

Les uns tu enrichis

Les autres tu cloues à la croix

Hélas mes mots ne peuvent abattre les cloisons.

26/06/2010                                                                                 Korrigane bleue

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Publié 26 juin 2010 par korriganebleue35 dans Mes poèmes...

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