Le Hêtre de Ponthus


 

 

 

 

 

 

 

 

Poursuivons plus avant dans la decouverte de la foret enchantee et ses Legendes…

A quelques distances de la fontaine se trouve le "Champ des Tournois". Le "Roman de Ponthus" daté du XIVe siecle nous raconte qu’à cet endroit Ponthus affronta en tournoi une cinquantaine de chevaliers pour conquérir le cœur de sa belle. Ponthus, chevalier de la "Table Ronde" était un prince originaire de Galice. Après avoir fait naufrage sur la côte bretonne, il se lia avec des seigneurs de la région et notamment avec Gaël, seigneur de Brocéliande. Ponthus tomba amoureux de Sidoine, fille de Gaël qui lui rendait son amour. Mais pour obtenir sa main, Ponthus dut défaire en combat singulier la cinquantaine de prétendants. Ce combat est certainement à l’origine de la légende du chevalier noir qui garde la fontaine de Barenton.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À proximité du "Champ des Tournois", des ruines se devinent. Cette demeure occupée par Ponthus fut construite par le roi Salomon au IXe siècle. Elle fut détruite par Du Guesclin en 1372. La dernière mention en est faite dans une déclaration de 1541 où elle est déclarée ruinée.

Au Sud de cet endroit, une petite butte en forme de fer à cheval portait un cromlech disparu aujourd’hui. La tradition locale y voyait le tombeau de Merlin. Le tombeau de Merlin est actuellement connu à l’Est de Brocéliande. Mais Merlin à beaucoup de tombeaux, plusieurs sont situés en Bretagne comme en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Par contre, celui situé si près de la fontaine de Barenton pourrait bien être la prison d’air où Viviane enferma Merlin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ponthus, fils du roi de Galice, en Espagne, fait naufrage avec quatorze de ses compagnons. Sur la côte du Morbihan et est recueilli à Vannes par le roi de la Petite Bretagne. Il rencontre à sa cour plusieurs seigneurs, entre autres le sire de Gaël, seigneur de Brocéliande, avec lequel il se lie d’amitié. Le sire de Gaël a une fille, Sydoine, belle comme l’aurore, et Ponthus en devient éperdument amoureux.
La jouvencelle ne reste pas insensible aux sentiments qu’
éprouve pour elle le chevalier espagnol ; elle y répond par un égal amour. Cependant, avant que la gente pucelle ne lui accorde sa main, Ponthus doit triompher d’un certain nombre d’épreuves ; adonc il s’éloigne en quête d’aventures chevaleresques qui le conduisent à Rennes, Saint-Malo, Monfort, au château de la Roche Perdue, jadis bâti sur un rocher par Merlin à la sortie du Val sans Retour. Revenant vainqueur à Vannes, il est fait connétable par le roi de la Petite Bretagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélas ! des perfides, jaloux de sa renommée, le desservent vilainement dans l’esprit de Sydoine qui lui signifie sa disgrâce. Il se retire en Brocéliande, au château de Ballanton ou Barenton, depuis le château de Ponthus, et fait assavoir qu’il combattra, chaque mardi, dans le champ clos des Tournois, près de la fontaine de Barenton, tout chevalier qui voudra jouter contre lui. Cinquante champions se présentent successivement, il triomphe de tous et les envoie prisonniers à sa chère Sidonie auprès de laquelle il rentre en grâce et qu’il épouse. Depuis ce jour Ponthus resta seigneur d’une partie de Brocéliande.

Au plus profond de la forêt de Brocéliande, le hêtre de Ponthus s’est élevé sur les vestiges d’un château détruit, jadis, par Dieu lui-même. En ces temps-là, le chevalier de Ponthus désespérait de ne point avoir de progéniture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Il me faut un enfant, qu’il vienne du diable ou de Dieu !", s’écria-t-il du haut de la plus haute des tours de son château. Dieu fit la sourde oreille. Mais le diable était tout ouïe.

Malin prit le chevalier au mot : neuf mois plus tard, à la faveur d’une éclipse de lune, la châtelaine accouchait d’un petit monstre velu. A peine sorti du ventre de sa mère, le petit diable sauta sur le haut d’une énorme armoire puis se blottit sous un buffet. "Sinistre présage !" prophétisa la sage-femme avant de s’enfuir à toutes enjambées.

En ces temps là, il fit grand vent. La tempête venait de l’océan. Elle épargna la forêt, mais détruisit le château qui, emporté par une bourrasque, s’écroula sur ses occupants. Le souffle de l’apocalypse avait renversé les remparts pour laisser place à un magnifique hêtre qui domine toujours les hauteurs de Brocéliande.

 

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Publié 28 juillet 2010 par korriganebleue35 dans Lieux sacrés et insolites

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