Traditions de Noël provençales


Le temps de l’avent pour les chrétiens.

La pastorale des santons de Provence

Nativite

J’aime le temps de Noël et la préparation comme elle se fait en Provence. Mon beau –père était de là-bas et j’ai eu l’occasion d’expérimenter ces traditions, j’en reproduis certaines. Le blé du petit Jésus en est une. Je parlerais de ma crèche sur un autre billet.

Traditions provençales à l’époque de

 

Noël

 

Le blé de la Sainte Barbe (ou du petit jésus, suivant les

familles).

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Les fêtes de Noël en Provence commencent réellement à la Sainte-Barbe, le 4 décembre. C’est le moment de commencer la crèche. On met ce jour là des grains de blé (ou des lentilles) à germer dans une soucoupe sur du coton imbibé d’eau. Le blé qui germe jusqu’au 25 décembre sera le signe prémonitoire d’une année à venir faite de bonnes récoltes et de bonheur. On dit en Provence: « Quand lou Blad vèn bèn, tout vèn bèn ».

Les 13 desserts.

Chez moi je laisse pendant tout l’Avent une corbeille qui contient des fruits exotiques et des mendiants pour accueillir le visiteur. Quand il fait froid dehors, tous sont contents d’avoir une boisson chaude avec quelques gourmandises. Je mets aussi des orangettes qui ont beaucoup de succès.

Evocation du Messie entouré de ses 12 apôtres lors de la Cène.
Si le nombre est impératif, le choix des desserts est assez libre dans la liste qui suit (et qui reste d’ailleurs ouverte) ; certains d’entre eux porteurs de symboles et ancrés dans la tradition.

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figues sèches (pour les Franciscains)
les figues fraîches sont enfilées et suspendues
pour sécher jusqu’à l’hiver

Les fruits secs sont appelés les mendiants en références à certains ordres religieux :
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raisins secs (pour les Dominicains) dont les grappes sont pendues dans le grenier

amandes (pour les Carmes)

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noix ou noisettes (pour les Augustins)

Les fruits frais
poires, pommes, oranges, mandarines ,arbouses, sorbes, melons d’hiver (melons jaunes gardés au grenier), dattes

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Les confiseries
cédrats confits, pâte de coing, nougats blancs & nougats noirs

Les treizes desserts sont tous présents sur une même table et sont dégustés accompagnés par du vin cuit.
Ils concluent le gros souper, en attendant de se rendre à la messe de minuit.

clip_image012(l’homme au vin cuit – Marcel Carbonel)

 

Le « Gros Souper »
En attentant la messe de minuit, on prend le Gros Souper.
Il doit être composé de sept plats maigres (essentiellement des légumes), en souvenir des sept douleurs de la Vierge.
La table est dressée sur 3 nappes blanches qui rappellent la Sainte Trinité.
On y dépose un couvert supplémentaire pour le pauvre,

et le blé de la St Barbe trône au milieu des plats. clip_image013

Le menu traditionnel est le suivant :
Soupe au Choux.
Céleri à l’anchoïade (la Bagna-Caudo) ou salade de truffes et céleri
Escargots.
l’Aïgo Boulido (soupe : eau, ail, sauge, huile d’olive et pain).
Gratin de morue aux épinards.
Cardons à la sauce aux truffes ou en béchamel.
Fromages.
Pour conclure viennent les 13 desserts.

Le « Cacho-Fio », la bûche de Noël

Le soir de Noël, alors que la table est dressée, la tradition veut que l’on choisisse une belle bûche (de chêne ou d’arbre fruitier) que le plus ancien de la maison, aidé du Caganis (le benjamin de la famille), apprète dans l’âtre afin qu’elle se consume jusqu’au nouvel an. Cacho-fiò signifie « mettre le feu » en provençal.

Il est coutume en Provence de prononcer les phrases suivantes :
Diéu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn, Et se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !
(Dieu nous fasse la grâce de voir l’an qui vient, Et, si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins.)

On peut retrouver dans cette tradition la bûche de Noël, fabriquée par le pâtissier un peu partout en France.

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Publié 5 décembre 2010 par korriganebleue35 dans Non classé

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