La non -violence


Ni mendiant, ni soldat Fabienne Marsaudon
2009 pour le 20 ème anniversaire de la convention pour les droits des enfants.

Réalisé pour la ville de Lorient et 14 communes de Cap Lorient, puis distribué aux

enfants des écoles des villes participantes sur 10.000 clés USB.
Réalisation Koncept Communication 2009.
J’ai quelques disques à la maison de cette chanteuse, et j’ai pensé
que ce serait bien pour vous de faire connaissance
avec elle. Nous avions discuté mes filles et moi sur le sujet
quand le film sur Gandhi est sorti

et je connais un peu les
communautés de l’Arche de Jean Vanier et je leur ai fait le caté
avec ses livres. C’est parfois plus difficile à faire qu’à dire, mais
pour l’instant cela ne se passe pas trop mal…Cependant je ne suis pas
végétarienne…
La non-violence est une philosophie

qui délégitime la violence, promeut une attitude de respect

de l’autre dans le conflit et une stratégie d’action politique
pour combattre les injustices.

La non-violence a été popularisée dès 1921 par Gandhi
en Inde , par la notion d ‘ahimsâ (du sanskrit a ;
« négation » et himsâ ; « violence »), un des
fondements du jaïnisme ,
de l’hindouisme et du bouddhisme
. Elle a été
adoptée ou utilisée plus ou moins ouvertement par de nombreuses

personnes, dont Martin Luther King pour la lutte des Noirs américains

 contre la ségrégation,le 14e dalaï-lama en exil en Inde pour résoudre

 le conflit sino-tibétain, Adolpho Pérez Esquivel  en Amérique latine,

Vinoba Bhave à nouveau en Inde, Lech Walesa et Vaclav Havel         

contre les gouvernements communistes polonais et tchèque,

Cory Aquino aux Philippines,  Nelson Mandela et Steve Biko

 en Afrique du Sud, Aung San Suu Kyi au Myanmar et  Ibrahim

 Rugova au Kosovo .

Albert Einstein s’intéressa à cette forme de lutte, admira Gandhi et

signa le manifeste de Bertrand Russel contre la violence militaire

nucléaire. Gandhi définit la non-violence par

« la non-participation en quoi que ce soit que l’on

croit maléfique ».

Le 10 novembre 1998, à l’appel de tous les prix Nobel de

la paix vivants, l’Assemblée générale des Nations unies


a voté une résolution déclarant la décennie 2001-2010

«Décennie internationale pour une culture de la non-violence et

de la la paix au profit des enfants du monde ».

En 2007, les Nations unies ont décidé que le 2 octobre

 (jour de la naissance de Gandhi)serait désormais une

 « Journée internationale de la non-violence »

En France, le plus ancien mouvement non-violent


est la branche française du Mouvement International de

la Réconciliation (créée en 1923). Lanza del Vasto, ami de Gandhi,

créa la Communauté de l’Arche en 1948. C’est grâce à

la Communauté de l’Arche qu’a été créée, pendant la guerre

 d’Algérie, l’ACNV

(Action Civique Non-Violente), dont le principal animateur était

Joseph Pyronnet.

On peut classer les partisans de la


non-violence en deux tendances : ceux qui prônent la

non-violence comme méthode politique et sociale, et ceux qui soutiennent

que la non-violence est  un but spirituel en soi, intimement lié à la


construction de la personnalité et à la pratique d’une morale

de vie. Les frontières entre ces deux tendances ne sont pas clairement

établies. En France, elles se repèrent autour de deux groupes symboles :

Le Mouvement pour une alternative non-violente

et les Communautés de l’Arche de Lanza del Vasto.

Il existe également des mouvements s’inspirant

des principes de la non violence pour mener des actions sur

 une thématique ciblée, comme les cercles de silence qui luttent

depuis 2007 « protester contre l’enfermement systématique des

 sans-papiers dans les centres de rétention administrative ».

C’est cela qui m’a intéressé car nous en avons un à Rennes.

Gandhi a affirmé que « La non-violence, qui est une qualité du cœur,

ne peut pas résulter d’un appel au cerveau ».

L’attitude non-violente part donc du postulat que
les situations de violence précèdent les expressions violentes et que
l’injustice, et le refus de respecter son adversaire, sont les véritables
sources de la violence
. Les non-violents
récusent catégoriquement l’accusation de pacifisme. 


L’action non-violente suppose l’exposition bien réelle des militants, non
armés, aux armes de ceux qui choisissent des méthodes violentes pour résoudre
les conflits. L’action « non-violente » table donc sur des ressorts
psychologiques humains de l’adversaire qui ne pourrait durablement s’exposer à
paraître lâche en utilisant la violence armée contre des gens désarmés.L’

«opinion publique » apparaît donc comme le médiateur convoqué par la
lutte non-violente. Les politiques modernes et médiatiques sont imprégnées de
ce concept.

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