Zaïna, cavalière de l’Atlas


 

HIER J’AI REGARDE: CE FILM A LA TELE SUR LE CABLE:

Origines:

  • France

  • Allemagne

  • Maroc

Genre:

  • Aventure

Public:

Année de production: 2005

Date de sortie: 22/02/2006

Durée: 1h40 

Synopsis:

Zaïna(.  (Aziza Nadir), une petite fille de 11 ans, vit avec sa mère et son beau-père Omar dans une région reculée de l’Atlas. Lorsque sa mère vient à décéder brutalement,

dans des circonstances suspectes, doit faire face à celui qu’elle tient pour responsable de son malheur : le puissant Omar (Simon Abkarian), prétendant infortuné de sa

mère qui veut à tout prix la recueillir. Mais l’imam, qui a promis de protéger la jeune fille, va contrarier les projets d’Omar en faisant venir Mustapha (Sami Bouajila),le père de Zaïna qui ignorait jusque-là l’existence de celle-ci. Elle est rendue à son vrai père, Mustapha, qui, jusque là, ne savait pas qu’il avait une fille. En venant  récupérerun objet ayant appartenu à sa mère chez son ex beau-père, ils se rencontrent et il veut la garder chez lui ; ils se bagarrent et elle  met le feu à la maison et s’enfuit rejoindre son père.  

Une rivalité déjà ancienne entre Omar et Mustapha est alors ravivée.


Après des premiers contacts plutôt heurtés, fuyant leur adversaire commun, Zaïna et son père vont apprendre à se connaître et à s’apprivoiser tout au long d’un périple de vingt jours

à travers l’Atlas qui devra les mener à la grande course de pur-sang de l’Agdal, à Marrakech

Durant ce long et périlleux voyage, père et fille vont apprendre à se connaître, à s’aimer.

. Mais Omar est à leur recherche et compte, lui aussi, être de la course.

Zaïna qui ne manque pas de caractère sortira grandie de sa mise à l’épreuve

et connaîtra un intensemoment de bonheur lors de la course finale.

Pour son deuxième long métrage, sur un scénario co-écrit avec Juliette Sales, Bourlem Guerdjou a orchestré sa partition avec brio et signe un film d’aventures,

magnifique et efficace, qui devrait ravir tous les publics. Tourné au Maroc, ce conte intemporel en forme de voyage initiatique, -une « histoire ancrée dans une culture »-,

est servi par un dispositif narratif qui fait la part belle à une naturesomptueuse et aux chevaux. Ce sont ensuite des personnages affranchis, incarnés par des

interprètes talentueux avec une sobriété dans les dialogues qui sied au film. C’est en outre la photographie soignée

de Bruno de Keyzer, sans oublier une mention spéciale pour les décors de Laurent Allaire et les costumes d’Anaïs Roman.

Zaïna, cavalière de l’Atlas a nécessité, selon son producteur, trois années d’écriture, plus d’un an de repérages et un tournage spartiate de onze semaines

dans les montagnes de l’Atlas.

Au bout du compte, à l’image du sourire final de l’héroïne, Zaïna, cavalière de l’Atlas se laisse voir d’une traite avec un plaisir inentamé.

Mon avis :

A voir absolument ! Il est loin du grandiloquent style hollywoodien, loin du conventionnisme « occidental ». Ce n’est pourtant pas un « western loukoum » !!!

 Une économie de mots soigneusement dosée, une lumière magnifique, des visages qui reflètent des émotions justes, des regards intenses, une musique qui rythme

l’intrigue avec brio.

 « Zaïna, cavalière de l’Atlas » est une belle réussite, c’est un appel au voyage et au changement; des décors (naturels) somptueux, une musique titillant nos

émotions au rythme des chevauchées et des cavalcades haletantes et héroïques. Un hymne à l’amour du cheval, de la liberté, de la bravoure et de l’honneur.

L’histoire est simple, la lutte entre deux hommes pour récupérer la fille d’une femme d’abord répudiée puis morte pour avoir

voulu rester libre. Cette femme dont le film parle mais ne montre jamais personnifiait le féminisme avant l’heure,

dans une civilisation non occidentale.

Les personnages sont une sorte de fusion entre des cow-boys (omniprésence de la race chevaline et utilisation des carabines) et des samouraïs

(duels au sabre, sens de l’honneur et de la parole) chevauchant dans le haut Atlas marocain.

On se retrouve transporté dans un monde arabe, fait de chevaux, de poussières et de neiges. On a devant nous une jeune fille sublime, attendrissante, face à un père – au visage dur comme tout homme du désert – qui se retrouve désarçonné face à cette enfant qu’il ne connait pas. Mais au delà des sentiments, pleins de choses apparaissent au travers de ce film : le sens de l’honneur vu du monde oriental (les duels, la famille, tenir sa parole), la « répudiation » et l’amour d’une femme défunte, la place grandissante que prend pourtant Zaïna, etc.

 

On peut dire que les personnages parviennent à échapper à des portraits tout en bloc et qu’il est bon de découvrir des protagonistes qui trimbalent leurs failles, leurs erreurs, voire leur culpabilité et ne sont pas des super héros irréprochables. Zaïna et son père apprennent à se connaître et font chemin l’un vers l’autre, progressivement, comme cela est dans la vie. J’épinglerais aussi les trois plus belles scènes du film : au début quand Mustapha soigne les pieds de sa fille endommagés par une journée de marche avec des chaussures qui ne conviennent pas, quelle tendresse dans ces mains ! La magnifique complicité qui les unit lorsque que Mustapha explique à Zaïna ce qui fait un superbe cheval et que sa main prend la main de Zaïna pour caresser Zyngal. Et enfin, le regard fier et heureux que Mustapha pose sur sa fille qui a gagné la course, les cheveux dénoués et libre. Bien sûr, il y a l’étalon qui sert de lien et aide le père à changer son regard, regard pour cette enfant qu’il ne connaissait pas jusque là, enfant reflet de son aimée répudiée, et cela va sans dire que cela amène les enfants spectateurs à s’intéresser à cette approche. Les gosses et les bêtes, ça marche toujours! Sur fond de paysages, de sable et de déserts, cette épopée ouvre une brèche dans la codification des rapports hommes-femmes, lorsque le foulard bleu tombe et que l’enfant emporte la course.

Les youyous des femmes ravies que leur place soit enfin reconnues dans ce monde de mecs ou normalement cette course leur était interdite –c’est parce qu’Omar

a enlevé le voile de Zaïna qu’ils se rendus compte qu’une enfant était sur le cheval. Ce qui a au début provoqué le scandale a finalement soulevé l’enthousiasme et

le vaincu a dû s’éclipser car même les messieurs étaient conquis et peut-être elle a eu une demande en mariage ce que ne dit pas l’histoire.

Un beau moment à partager en famille.

Les trois acteurs principaux sont dans leur élément, Sami Bouajila (dont c’est le meilleur rôle)

et Simon Abkarian sont très crédibles avec un regard sombre et très

expressif, Aziza Nadir quand elle sourit (enfin) alors la lumière de son visage nous éblouit.

Bourlem Guerdjou est décidément un réalisateur de très grand talent,

inspiré et généreux, dont « Zaïna, cavalière de l’Atlas » est le second film, nous invite à un voyage

inoubliable, nous donne la sensation de cavaler avec les héros de son

film. Nous n’admirons pas les chevaux en étant calfeutrés dans notre fauteuil,

nous les côtoyons purement et simplement pour notre grand bonheur.

« Zaïna, cavalière de l’Atlas » nous permet de respirer un air de liberté et de nouveauté.

 

  

Vraiment un film beau dans sa simplicité, dans la noblesse des sentiments qu’il dévoile. A voir si vous vous voulez vous laisser inonder de la lumière et de la noblesse du Sud.

Un beau conte pour les petits et les grands pour rappeler que l’amour est plus fort que la mort. Des images magnifiques. Du rêve, tout ce qu’on demande au cinéma. Dommage que sur le programme télé il n’y avait que deux étoiles…Toute la famille s’est régalée en le regardant hier pourtant.Je ne veux pas faire concurrence à mon amie Lynette, mais c’était vraiment trop bien, aussi je le partage…

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Publié 25 novembre 2011 par korriganebleue35 dans Films, concerts

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