L’autre France…..


Dans la France telle que nous la vivons, il est parfois bon d’avoir une bouffée d’oxygène et de montrer au monde entier que les français ne sont pas tous des affreux fachos et des affreux racistes. Le texte

ci-dessous va vous le prouver, c’est un Slam de Grand Corps Malade, qui me touche beaucoup car

j’ai passé, comme certains le savent une partie de ma jeunesse en Algérie. J’ai trouvé le clip officiel

sur You Tube, et en-dessous vous avez les paroles et puis un petit texte sur le Slam compilé

d’après la « Littérature » (sites officiels, de radio, articles de presse…). Bonne lecture !!!

1-C’est un son plein de sourires dans un climat tendu
qui espèrent et respirent dans cette époque tordue
C’est le son qui propose des virages des voyages,
des clameurs, des visages,
C’est le son des mariages


Refrain :Si on chantait de toutes les couleurs
On va faire danser les corps et les coeurs
Inch’Allah
Si on est tous ensemble, ça nous suffira
Inch’Allah
Si nos voix se rassemblent on nous entendra
Inch’Allah, lai le  lai le oui ah lai le Inch’Allah,

lai le  lai le oui ah lai le Inch’Allah, Inch’Allah

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2_C’est le son qui éclaire, qui partage et rassemble

Inch’Allah
c’est les beaux quartiers qui dansent avec les grands ensembles

Inch’Allah
Ceux qui souhaitent un pays convivial alors ils croient en une autre identité nationale

Inch’Allah
C’est le son qui rêve en réalité et change les mentalités, tue la morosité

Inch’Allah
Il invente, imagine et renverse les clichés établis et oublie leur tristesse

Inch’Allah
Tous les codes sont bannis et révisés, on mettra des baggys jusqu’à l’Elysée

Inch’Allah
Plus de quotas dans le foot, ni ailleurs peu importe la couleur on gardera les meilleurs

Inch’Allah

Les blaireaux les fachos c’est la même
C’est quand y en a beaucoup que ça pose des problèmes

Inch’Allah
On va marier Yacine et Delphine pas seulement pour la rime

Un second tour sans Marine

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Refrain :Si on chantait de toutes les couleurs
On va faire danser les corps et les coeurs
Inch’Allah
Si on est tous ensemble, ça nous suffira
Inch’Allah
Si nos voix se rassemblent on nous entendra
Inch’Allah, lai le  lai le oui ah lai le Inch’Allah,

lai le  lai le oui ah lai le Inch’Allah, Inch’Allah

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3- C’est le son qui réécrit l’histoire

Sortez tous dans la rue on va chanter l’espoir
Inch’Allah
L’espoir que pour changer ce monde
Inch’Allah
on s’croisera forcément vu puisque la terre est ronde
Inch’Allah
L’espoir que les choses puissent avancer
Inch’Allah
qu’on aime tous les accents quand on parle en francais
L’espoir qu’un jour ce sera normal
Inch’Allah
de voir des bloc party à l’assemblée nationale
Inch’Allah
Les képis, policiers, les kipas les tchadors,
Inch’Allah
les casquettes à l’envers même combat
Inch’Allah
Les bobos, les prolos, les bourgeois, les nantis, les cailleras
Inch’Allah
Vous êtes tous invités sur la piste
Inch’Allah
C’est la danse de demain quelque peu utopiste
Inch’Allah
Mais cette époque a besoin d’espoir
Inch’Allah
Soyons un peu rêveur faut y croire pour le voir

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Refrain :Si on chantait de toutes les couleurs
On va faire danser les corps et les coeurs
Inch’Allah
Si on est tous ensemble, ça nous suffira
Inch’Allah
Si nos voix se rassemblent on nous entendra
Inch’Allah, lai le  lai le oui ah lai le Inch’Allah,

lai le  lai le oui ah lai le Inch’Allah, Inch’Allah

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(ya habibi ya nacibi ya hayeti  inch’allah)  X4

inch’allah, inch’allah, inch’allah, inch’allah, inch’allah

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Fabien Marsaud, connu sous le nom de scène de Grand Corps Malade, est un auteur et slameur français né le 31 juillet 1977 au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Il a mis en lumière le style musical du slam et popularisé le genre.

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Le slam de Grand Corps Malade

C’est quoi le slam ?

Il y a évidemment autant de définitions du slam qu’il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam.
Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes :
– les textes doivent être dits a cappella (« sinon c’est plus du slam » ?)
– les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c’est 5 minutes…)
– dans les scènes ouvertes, c’est « un texte dit = un verre offert » (sauf quand le patron du bar n’est pas d’accord…)
Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes, le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l’envie de jouer avec des mots.
Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage.
enfin bon, moi je dis ça…

Grand Corps Malade

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L’auteur a contribué à ce que le slam dépasse le cadre intimiste des cafés et des scènes slam.

Les textes de ses albums sont parfois a cappella mais ils sont, globalement, accompagnés d’une mélodie minimaliste en arrière-plan qui souligne le texte ; texte qui est dit et non chanté. Fabien Marsaud écrit toujours sans musique, puis celle-ci est créée après en fonction des textes.. Grand Corps Malade dit, en parlant de ses albums et de ses tournées :

« Je viens du slam. C’est un art a capella, c’est un art live, il faut qu’il y ait un auditoire pour qu’il y ait du slam. Pour moi, ça n’a pas de sens de dire que c’est un disque de slam parce qu’à partir du moment où ce n’est plus de l’a capella, à partir du moment où ce n’est pas du live, à partir du moment où ce n’est pas le partage de la scène avec plein d’autres slameurs, pour moi ce n’est plus vraiment du slam.[…] Pour moi le disque, la tournée, avec les musiciens c’est autre chose. C’est un autre projet. Je suis un slameur qui a un projet musical.[…] »

— Grand Corps Malade, Interview

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L’origine du terme slam

Elle a été expliquée par Marc Smith, l’initiateur du mouvement : ce mot signifie « claquer », car la poésie claque et doit devenir un spectacle et non un cercle de poètes endormis. C’est l’un des premiers objectifs du créateur des scènes slam. Il précise de même la proximité (aussi bien de sens que phonétique) du mot « slam » avec le mot « schelem » (« Grand Chelem » utilisé en tennis, basketball, baseball, bridge, etc.) pour nommer le tournoi de poésie

De nouvelles déclinaisons sont utilisées : slamerie, slamer, slameur, slameuse, slamlut, slamlutations, slamicalement… On peut aussi parler des « slam jam », c’est-à-dire des scènes où des musiciens improvisent une musique pour chaque passage de slameur, garantissant dès lors les valeurs d’équité défendues par l’habituelle interdiction des instruments.

Le slammaster, MC, ou slamestre, est l’organisateur et l’animateur de slam, garant des règles et de sa slameriephilosophie. Son engagement est avant tout social. Certains interviennent dans le domaine éducatif avec des ateliers de Slam Poésie tant au niveau des jeunes que des adultes.

Le mot « slam » peut également être utilisé pour définir un poème : « Je vais te dire un slam », bien que la différence poème/slam ne trouve sa vraie nature qu’en présence d’un public direct.

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Le terme « spoken word » est aussi employé pour décrire une déclamation avec une musique de fond qui ne sert pas de base au rythme comme dans le rap. Le Français Grand Corps Malade en est l’exemple type, ayant lui-même expliqué dans divers articles de presse dès son succès que, sur ses cd, il ne pouvait pas faire de vrai slam. De manière générale, les slameurs qui ont suivi ce courant de déclamation sur fond sonore, enregistré, en concert ou en slam jam, peuvent être qualifiés de « spoken word ». Si on peut donner cette définition du côté européen, au Québec c’est strictement l’inverse. Traduisant littéralement l’expression anglaise, le terme « spoken word » désigne chez eux les séquences de « micros ouverts » dans les scènes slam.

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Le slam

Le slam naît d’une idée du poète Marc Kelly Smith en 1986. Ecrivain issu de la working class de Chicago, Smith animait (outre des spectacles de théâtre et d’humour) des soirées de lecture de poèmes. Il jugeait celles-ci trop ennuyeuses et souhaitait les redynamiser, tout en nourrissant une vision non-élitiste de la poésie. Invité à organiser des lectures au Green Mill Cocktail Lounge de Chicago (l’ancien repaire d’Al Capone), il créa un spectacle intitulé « Uptown Poetry Slam ». Dans cet événement, la scène était ouverte à toute personne souhaitant lire un poème (appris par cœur ou non), et l’exercice était évalué par un jury de personnes choisies au hasard dans le public. Les textes devaient être dits sans décor ou costume ni musique de fond, et limités à trois minutes par intervenant. Le premier «Uptown Poetry Slam» eut lieu le 25 juillet 1986. Le terme de slam a été choisi par Smith parce qu’il signifie « tournoi »(Grand Slam ou Shelem), mais connote à la fois le sens de « claquer » ou « balancer ». Les évènements du dimanche soir gagnèrent rapidement un public qu’il faut considérer comme inhabituel pour des lectures de poèmes : il est issu de la classe laborieuse ou habitué à fréquenter celle-ci, frustré du monopole académique à l’endroit de la poésie, et il alimente une atmosphère de contre-culture. Le slam est une forme de poésie sonore considérée comme un mouvement d’expression populaire, initialement en marge des circuits artistiques traditionnels, aujourd’hui largement reconnu et médiatisé. C’est un art du spectacle oral et scénique, focalisé sur le verbe et l’expression brute avec une grande économie de moyens, un lien entre écriture et performance.

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Si des poètes, en particulier issus de la mouvance hip-hop, le revendiquent comme issu de la rue ainsi que le rap à ses débuts, il est néanmoins pratiqué par des poètes de tous styles, de tous milieux sociaux, en ville comme à la campagne.

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« Marc Smith n’aura eu qu’à modifier le concept de départ pratiqué par les poètes-beat, en l’adaptant à son époque, aux goûts et désirs d’un public moins disposé à la spontanéité : il aura su saisir une opportunité circonstancielle, s’approprier une formule existante en l’ajustant aux nécessités contextuelles de l’heure et du lieu, et donner à une nouvelle génération le privilège de la prise de parole mais, ici encadrée et limitée dans la durée de la prestation (3 minutes!), se plaçant ainsi à l’opposé des aspects déflagrateur et iconoclaste, (voire libertaire et anarchique), intrinsèques aux manifestations scéniques propres à la Beat generation et à la contre-culture québécoise des années 1970… Marc Smith aura relancé la prise de parole poétique sur la place publique et à l’échelle planétaire. Il incombe désormais à chacun d’avoir les mots pour se dire ! »

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Règles habituelles du slam

Même si le slam poésie est souvent décrit comme un moyen de liberté d’expression, le spectacle est structuré par des règles qui sont généralement les suivantes :

  • Inscriptions ouvertes à toutes et tous auprès du présentateur

  • On peut passer seul, en duo, en trio… pas de nombre maximal imposé, si ce n’est la limite technique (possibilité de poème collectif)

  • Pas de décorations sonores, lumineuses ou vestimentaires

  • Pas d’accessoires (si le slameur ne connait pas son texte, il peut le lire sur scène)

  • Temps de parole de trois minutes maximum

  • Un texte par passage sur scène

  • Texte issu de sa propre création

  • Un texte dit = un verre offert (est l’exception culturelle francophone)

Ces règles sont variables selon les scènes. Par exemple, certaines ne seront pas contre un ensemble de plusieurs petits textes lu en un même passage, autoriseront jusque cinq minutes voire supprimeront la limite de temps, d’autres ne donneront qu’un verre par slameur même s’il passe plusieurs fois, d’autres encore imposent un prix d’entrée modique, ou n’interdisent pas la lecture de texte écrit par quelqu’un d’autre, pourvu qu’il cite sa source et l’interprète à sa façon. Quoi qu’il en soit, on peut autant dire, lire, chanter, murmurer, que rapper ou gazouiller son slam. On peut même faire un mime. C’est l’occupation de la scène et le partage oral/corporel qui compte.

En cas de tournoi, voici comment sont établies les règles de notation :

  • Un jury, choisi au hasard dans la salle, note les poètes ou équipes de poètes. Son rôle est de donner des notes, allant de zéro à dix, à chaque passage. Comme le jury n’est pas expert en la matière, il s’agit d’un jugement relativement subjectif et sur des bases différentes d’une notation de type scolaire. Les points sont donnés selon le texte et la performance. Mais il est important de rappeler que le rôle des poètes est de faire de la poésie, et non de gagner à un tournoi.

  • Les scènes slam pratiquant ces règles de jeu incluent : le Grand Slam de Paname, le Grand Slam National, le Slam United, le Slam So What, la Maison Folie de Mons et divers slams sessions et grands ateliers en France principalement dans les grandes villes du Nord : Reims, Troyes et Chaumont en Champagne, Rennes et Nantes en Bretagne et Tours dans le Centre… Cette approche, inventée par Marc Smith pour ramener du public et rendre les scènes slam plus populaires, est majoritairement pratiquée au niveau international : IWPS (individual world poetry slam), German International Poetry Slam, Harlem Poetry Slam (Hollande)…

  • Un petit nombre de scènes font voter toute la salle avec des cartons colorés comme dans les matchs d’improvisation ou au moyen d’un applaudimètre, comme le tournoi européen de slam de Berlin..

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Pour ma part je ne suis pas aussi douée mais je me suis

essayée au genre lors du changement d’heure,

l’article est là : …http://wp.me/p19Vi2-ng

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