Réception orientale,frog Mumu’s write…


Bien que ce fût Carême, il était, comme chacun sait, point question de JEÛNER le jour du Seigneur, surtout quand il s’agissait d’accueillir une prestigieuse invitée. J’étais sur un petit NUAGE car nous devions accueillir une amie de longue date qui passait très rarement par chez nous. Son travail de directrice des soins dans une maison de retraite de deuxième catégorie occupait la meilleure partie de son temps. Mon projet était donc de lui changer les idées par ce repas car elle ne passait pas souvent nous voir.J’avais CALCULE au plus juste pour qu’il n’y ait pas de restes.

Il était prévu de manger un poulet aux olives et aux citrons confits que j’aurai cuisiné façon tajine, son plat préféré, surtout avec par-dessus des feuilles de coriandre finement ciselées…Ceci arrosé d’une bonne bouteille des coteaux de Mascara que m’avait déniché ma copine Rose l’Oranaise qui rentrait de son cher pays, et où elle connaissait tous les bons tuyaux..Elle n’avait pu s’y rendre, car, pied-noire, c’était difficile après ce qu’on appelait alors : » les événements » sur un ton mystérieux et entendu, tant pis pour les autres. Bien sûr, nous avions sorti la meïda que j’avais amoureusement briquée au citron et au sel comme là-bas.

Nous mangerions sur des poufs à même le sol, comme dans les ryads de Fez ou de Marrakech que j’avais eu l’occasion de visiter quand j’étais adolescente. Certains commerçants vendaient leurs souvenirs, qui des tapis, qui du cuir ou des plateaux, et nous marchandions assis autour de la meïda en sirotant un thé à la menthe avec des cornes de gazelle, ma gourmandise préférée, que noter gouvernante Khadidja faisait à la perfection…

J’avais ÉPLUCHÉ soigneusement les légumes,pour la terrine.Bien les essuyer avant de les travailler était la clé de la réussite si l’on voulait que la terrine tînt lors de la cuisson au bain-marie et ne s’affalât pas lors du démoulage. Ma fille avait préparé une délicieuse mousse au chocolat pour le DESSERT.

Tout était près, et j’allais dans ma chambre enfiler ma gandoura avec ses sequins bleu et or. L’interphone sonna enfin et j’expliquai à mon amie que c’était après les deux portes de gauche en sortant de l’Ascenseur impair au 5° étage. Ma porte était décorée pour l’occasion. Nous pûmes ensuite, tout à la joie de nos retrouvailles, passer à la kémia

( pour ceux qui ne savent pas : de l’Anisette gras on the rocks, de la tapenade verte ou noire, et quelques mezzé) comme la-bas dans la joie et la bonne humeur .

 

 

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