Atelier Mamie Mandrine…..


Ce jour – là le soleil avait fait timidement son apparition, après des jours de

crachin et de pluie. Finalement le temps s’était refroidi et il avait neigé, une bonne

couche de neige recouvrait sa chère forêt.

“ Un front froid glacial était descendu de Mongolie, et rendait, ce jour-là, le ciel

aussi froid et lourd que son âme…”

Il s’était chaudement emmitouflé, et, malgré tout était transi de froid après un

petit quart d’heure de marche. Son médecin lui avait bien recommandé de faire ces

promenades tous les jours, pour chasser sa tristesse, car depuis qu’il était veuf, il

n’avait plus goût à rien. Finalement, il était sorti avec son chien, un énorme

Léonberg, qui, une fois dressé sur ses pattes était presque aussi haut que lui.

Ce chien était un bon gardien et était très proche de son maître, ce dernier ne

risquait pas d’être importuné dans la forêt qui était immense et où l’on pouvait

rencontrer des gens bizarres, des animaux de toutes sortes, en particulier des

sangliers.Malgré le léger brouillard, le chien trouvait son chemin et ils ne risquaient

pas de se perdre, car ils l’empruntaient régulièrement. Tout à coup l’attention du

chien fut stimulée par un bruissement d’ailes qu’il n’avait pas l’habitude d’entendre.

Qu’est ce que cela pouvait être ? Il faisait trop froid pour que les oiseaux ne

sortent, même si il prenait le soin avec des amis de remplir des maisonnettes pour

ses amis ailés, qui se pressaient à chaque fois. Non, c’était une créature bizarre,

qu’ils n’avaient jamais vue auparavant. Vêtue d’une robe bleue foncée, avec une

sorte de boule en cristal dans ses mains, à moins que ce ne soit une pyramide, il ne

savait pas trop. Le front ridé, des yeux d’un bleu acier, des longs cheveux blancs,

entourés de lumière, il avait l’impression de voir un visage connu mais ne savait qui

c’était…Le chien était cloué au sol, interdit, puis se mit en position assise,

attendant les ordres qui ne vinrent pas. La créature se posa et commença à

discourir avec le maître dans un langage compris d’aux seuls, puis, après lui avoir

dit de n’en parler à personne, de revenir le lendemain au même endroit à la même

heure, disparut. Le froid ne lui parut pas, ils étaient enveloppés d’une chaleur quasi

surnaturelle. Le chemin du retour était vite parcouru, car la nuit commençait à

tomber, domaine des korrigans et autres poulpiquets, qu’il ne s’agissait pas de

rencontrer.Et puis la neige s’était remise à tomber. Ainsi commença une drôle de

série, qui faisait que le maître ne rechignait plus à mettre les pieds dehors par

tous les temps, dans la curiosité de la rencontre…   

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