Archives de la catégorie ‘Films, concerts

Hier en concert


Hier j’ai participé à un concert où nous étions 100 chanteurs de 3 chorales. Le thème était : The Best of César Franck. Nous avons chanté plusieurs pièces entrecoupées de morceaux d’orgue. Les versions que vous avez sont avec orchestre, mais nous avons chanté la version pour orgue car nous avons deux super orgues dans cette basilique qui s’appelle « Notre Dame des Miracles et des Vertus ». Ma pièce préférée est l’Ave Maria que vous trouvez ci-dessus. Apparemment nous avons un public content et nous avons eu un bis. La musique de César Franck est d’abord une musique d’effet, il faut chanter à pleine voix et fort pendant presque tout le morceau. En plus nous les sopranos nous finissons par un « la » aigu, ce qui n’est pas facile. Comme dans le morceau que vous avez ci-dessous où la note finale est tenue sur 4 mesures. Il y a eu aussi une improvisation sur le nom du compositeur à deux orgues, ce qui était assez particulier.Le soir je n’étais pas fâchée de retrouver mon lit, même si je dors mal depuis quelque temps.

Au concert


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Les activités commencent à reprendre, le temps me manque. Trois semaines seulement de vacances comme si je n’en avais pas eues. Ma mère est rentrée chez elle, j’ai vu un peu ma grande fille qui est retournée à son école des mines où elle entame sa troisième année. La grande rentre en terminale S Physique et cela devient sérieux….J’ai fait beaucoup de rangements, trié mes papiers, il me reste encore un peu mais c’est bien parti. Mes tripes cela se stabilise, j’ai un régime à faire qui m’atténue les douleurs.

Alors hier, récré :  nous  sommes allés  au concert à l’Abbaye de Paimpont au coeur de la forêt de Brocéliande avec mon chéri. Sur le chemin les arbres hauts de chaque côté de la route font des sortes d’ogives qui transforment la route en nef de cathédrale verte.Le concert était surtout de la musique renaissance pour choeur et piano.Il y avait aussi un morceau d’un compositeur contemporain.(j’ai moins aimé, c’était plus dissonant, cela partait dans tous les sens…). Ils ont voulu terminer par un motet de Bach, mais ils se sont légèrement plantés…Dommage car il y a avait de belles parties de solistes et, pour une fois, des vraies sopranes… Et puis après, le temps de rentrer, nous sommes allés dîner en ville. Les chats nous attendaient au retour et ne se sont pas fait prier pour leur gamelle. Nous reprenons la chorale d’église dimanche et la chorale symphonique mardi en huit. Le programme s’annonce riche puisque nous irons en Hongrie du 28 mai au 2 juin 2014. 

Plusieurs morceaux étaient a capella et les trois derniers morceaux étaient accompagnés au piano.  J’aime bien cette église qui maintenant n’a plus de moines mais qui est église paroissiale. Comme autour c’est privé, il est difficile de faire des photos, alors j’ai téléchargé des photos de l’office du tourisme.

Abbaye-de-Paimpont2©A.Cocherie

Le devant de l’abbaye, au bout de l’allée il y a la mairie….

Grotte_N-D_Paimpont

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J’ai fait juste des photos de l’intérieur de l’église….Lien ci-dessous, à recopier dans votre navigateur……

http://sdrv.ms/17eEziA 

En dessous encore, photo d’un des confessionnaux parfaitement sculpté. Toute cette église abbatiale est lambrissée et possède des bois finement sculptés.Dans les photos que j’ai faites, il y a le trésor qui se situe dans la sacristie et ci-dessus une reproduction de la grotte de Lourdes où il y a une procession le 15 Août et où l’on chante les vieux cantiques de jadis. Voilà notre petite promenade, j’espère que cela vous a plu. AZMUlnxv6OIVxl8too-04laHOHA

C’est l’Ascension !!!!


CPE Bach (1714-1788) – Die Auferstehung und Himmelfart Jesu – Chorus final Gott fahret auf mit Jauchzen

Nous voici donc à l’Ascension, qui est la montée aux cieux de Jésus 40 jours après Pâques, et pas seulement un pont avec le 8 mai comme cette année…Fête mobile donc, puisque déterminée par rapport à Pâques. Souvent dans nos paroisses a lieu ce jour les communions solennelles ou les premières communions des enfants…

Ci-dessus un extrait de l’Oratorio de Carl Philip Emmanuel Bach que nous avons chanté en Allemagne pour l’Ascension il y a deux ans. Ceci est le choeur final. Le texte dit : « Le Seigneur est roi, il s’élève au ciel parmi les acclamations et les chants de joie ». La difficulté est dans les vocalises et dans le fait que ce soit parfois un peu perché dans le registre pour nous les sopranos, mais comme il s’élève au ciel c’est un passage obligé. Surtout dans l’alleluia final.

Tout le monde qui nous a écouté hier était contant de ce que nous avons chanté, il n’y avait pas un bruit. Le temps de rentrer à la maison il était une heure du matin, cette première nuit des Cathédrales était vraiment réussie. J’ai trouvé une bonne âme pour me ramener chez moi car j’habite un quartier mal fréquenté.

Aujourd’hui ma fille n’est pas là, mon chéri est à son atelier, du coup j’ai fait un peu d’intendance et classé des papiers, mais j’en ai vite assez.Le temps est gris et froid, cela se voit que ce sont les saints de glace, j’avais fait une série de billets sur le sujet que je vous invite à regarder, vous serez incollables sur le sujet..

http://wp.me/p19Vi2-B 

http://wp.me/p19Vi2-z 

http://wp.me/p19Vi2-A  

La nuit des cathédrales.


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Le deuxième samedi du mois de mai a lieu la nuit des cathédrales.

Ceci a commencé en 2008 avec trois cathédrales et maintenant il

y en a 26 d’inscrites cette année, dont une en Allemagne et une au

Luxembourg. Liste des Cathédrales participantes : 

Nuit des Cathédrales....

Ceci sur proposition de la Conférence des évêques,

organisation qui les regroupe tous…

http://www.nuit-des-cathedrales.org/

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Le principe est le suivant :

  • Faire des animations, des expositions, de la musique spirituelle,

éventuellement un « topo » sur l’histoire de la cathédrale ou sur une personne

marquante localement (compositeur de musique, peintre, sculpteur d’art sacré…)

pour inviter les personnes à rentrer dans la Cathédrale, qu’ils y viennent

déjà ou pas du tout. Ceci de 20 h 30 à 0 h00. Chaque Cathédrale a donc son projet

avec le cahier des charges ci-dessus énoncé.  

  • Faire connaître aux autres Cathédrales notre programme par l’intermédiaire

d’un site dédié, sur lequel est affiché des photos

de la Cathédrale et un lien vers son site quand il y en a un, et lors de la

publicité dans chaque diocèse, indiquer que c’est un projet commun à

plusieurs Cathédrales..

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Ceci sera notre première participation pour rennes.

Le programme pour Rennes est le suivant

http://www.nuit-des-cathedrales.org/programme-2013/article/rennes

Dans ce cadre, les choeurs de la Cathédrale donneront

La  « Via Crucis » de Franz Liszt, qui est une méditation sur la Passion du Christ.

Traduction des paroles : 

http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2010/02/25/1486-ferenc-liszt-franz-via-crucis-v-une-traduction-francaise-le-chemin-de-croix-kreuzweg-stations

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Notre Chef de Choeur, Fabien Barxell :

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Notre organiste de grand orgue, Jean -René André (http://jeanreneandre.blogspace.fr/)

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http://www.florence-rousseau.com/)Orgue de Choeur,  Florence ROUSSEAU: 

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Des vues de la Cathédrale :

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Le maître autel, nous chantons devant, sauf en concert

ou nous chantons plus en avant, avec la maîtrise :

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J’espère que mon petit reportage vous invitera à aller faire un tour dans

votre cathédrale si d’aventure elle participe à cette grande soirée…

Pour nous il s’agit non seulement de sortir des sons lorsque l’on chante,

mais comme être vivant de faire sentir ce supplément d’âme qui donne

sens à ce que l’on chante et le transmettre à l’auditeur.Il s’agit aussi

de participer à un moment festif différent de la liturgie habituelle.

Merci à Ella pour ses barres de séparation que je garde précieusement

et dont je me sers à l’occasion…

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Le concert…..


Voici le final de la messe de Sainte Cécile que nous avons donné samedi.

Le final est un peu pompier, mais c’est rigolo.

Pas facile car avec les deux

autres morceaux cela a duré jusque 23 heures….Nous avons un bis, et l’assistance était assez

enthousiaste car certains applaudissaient pendant des silences entre certains morceaux et d’autres

fredonnaient à moitié le texte, donc des connaisseurs.Il y a eu juste un petit incident car à un moment

panne d’électricité, nous étions dans le noir, nous avons continué quelques mesures en attendant que

la personne qui s’occupe de ça trouve la panne, mais nous avons du attendre que l’on remette

le disjoncteur et réduise le chauffage… 

Ce n’est pas ce que nous avons donné en bis, mais la cantilène finale du deuxième morceau que voici

ci-dessus…J’ai un peu souffert en restant debout, mais les applaudissements étaient une belle récompense…. 

La vénus noire, un film…


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POUR VISIONNER LA BANDE ANNONCE, IL FAUT CLIQUER SUR YOU TUBE DANS LE COIN…

Je vais vous raconter un film que j’ai vu sur le câble avant-hier. Certains passages sont difficiles à voir et peuvent choquer les âmes sensibles. Surtout celle des aristocrates de la cour impériale Napoléonienne qui se vautrent dans la luxure et qui en demandent toujours plus à notre pauvre Vénus qu’elle fond en larmes ce qui causera sa perte et la mènera dans les bordels pour la fin de sa vie.Ils se permettent tout face à cette race inférieure qui est pour eux plus près du singe mandrill que de l’homme.. Le film raconte donc l’histoire de Sawtchee, la vénus noire qui a vécu au 19° siècle. Un peu d’histoire pour commencer, puis le film.Je me suis aidée de certaines critiques de cinéma et d’encyclopédies pour l’histoire, et de recherches sur le Net pour les images.

 

UN PEU D’HISTOIRE

Esclave avec ses frères et sœurs dans un kraal voisinant la ferme de son

baas, (maître, patron) l’Afrikaaner Peter Caesar puis en 1807 de son

frère Hendryck Caesar, elle est emmenée par ce dernier en Europe, à

Londres, en 1810 où on la baptise du nom de Saartjie (petite Sarah en

Afrikaneer) Baartman avec l’autorisation spéciale de l’évêque de Chester

(Un kraal (ou Kral en afrikaans, du portugais curral pour

« enclos à bétail »)

était au départ un hameau de forme circulaire avec une structure

sociale stricte. Les kraals existaient principalement en Afrique australe.

Ils étaient généralement entourés d’un rempart d’épines en forme de

palissade. De nos jours, le terme kraal ne désigne plus que l’enclos à

bétail qui se trouvait autrefois au milieu du hameau. On le trouve

néanmoins parfois encore dans les noms de lieux en Afrique du Sud.

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Elle y raconte qu’elle a été mariée à un Khoïkhoï dont elle a eu deux

enfants. Vendue, elle devient phénomène de

foire de par sa morphologie

hors du commun : hypertrophie des hanches et

des fesses (stéatopygie),

organes génitaux protubérants

(macronymphie). La stéatopygie est

presque toujours plus marquée chez les femmes (répartition gynoïde des

graisses, prédominant sur les fesses et les cuisses) que chez les hommes

(répartition androïde des graisses, prédominant sur l’abdomen) et est

considérée par les Khoisans comme un trait de beauté.

Elle est exposée

en Angleterre (l’entreprise d’exposition est menée par le chirurgien de

marine Alexander Dunlop qui a convaincu son ami Hendryck Caesar de s’y

associer), en Hollande puis en France en 1814 par un certain Taylor puis

le montreur d’animaux exotiques Réaux qui fait payer 3 francs pour la

voir et plus pour la toucher.

Elle erre de foire en cirque en Angleterre,

en Hollande, sous le surnom de Vénus hottentote avant d’être amenée

à Paris où elle devient un objet d’exposition des music-halls et des

salons de la haute bourgeoisie. Sawtche termine sa vie dans les bordels

et la misère le 29 décembre 1815 à 26 ans.

 

Elle deviendra par la suite objet sexuel (prostitution, soirées privées).

Victor Hugo y fait allusion dans Les Misérables  en 1862 : « Paris est bon enfant. Il accepte

royalement tout ; il n’est pas difficile en fait de Vénus ; sa callipyge est hottentote ; pourvu

qu’il rie, il amnistie ; la laideur l’égaye, la difformité le désopile, le vice le distrait […] »

Elle tombera petit à petit dans l’alcoolisme.

En mars 1815, le professeur de zoologie et administrateur du Muséum national d’histoire

naturelle de France, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, demande à pouvoir examiner « les

caractères distinctifs de cette race curieuse ». Après le public des foires, c’est devant les yeux

de scientifiques et de peintres qu’elle est exposée nue, transformée en objet d’étude. Peu de

temps plus tard, le rapport qui en résulte compare son visage à celui d’un orang-outang, et

ses fesses à celles des femelles des singes mandrills.

Georges Cuvier, zoologue et anatomiste comparatif, estime que Saartjie est la preuve de

l’infériorité de certaines races. Peu après sa mort, il entreprend de la disséquer au nom du

progrès des connaissances humaines. Il réalise un moulage complet du corps et prélève le

squelette ainsi que le cerveau et les organes génitaux qu’il place dans des bocaux de formol.

En 1817, il expose le résultat de son travail devant l’Académie nationale de médecine. On

estime de nos jours que ce rapport témoigne des théories racistes et des préjugés de l’époque

 : « Aujourd’hui que l’on distingue les races par le squelette de la tête, et que l’on possède tant

de corps d’anciens Égyptiens momifiés, il est aisé de s’assurer que quel qu’ait pu être leur

teint, ils appartenaient à la même race d’hommes que nous; qu’ils avoient le crâne et le

cerveau aussi volumineux ; qu’en un mot ils ne faisaient pas exception à cette loi cruelle qui

semble avoir condamné à une éternelle infériorité les races à crâne déprimé et comprimé

 »1,2. Cuvier décrit du reste Mme Baartman comme une dame sauvagesse de qualité, parlant

trois langues et bonne musicienne.(D’ailleurs dans un des salons on voit notre soi-disant

sauvage reproduire avec son instrument africain des sons émis par le violoniste de

l’orchestre, à leur stupéfaction, comme on la voit aussi chanter une berceuse de son pays

accompagnée par ce même instrument…)

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Le moulage de plâtre et le squelette sont exposés au musée de l’Homme à Paris. Ce n’est

qu’en 1974 qu’ils furent retirés de la galerie d’anthropologie physique et relégués finalement

dans les réserves du musée (le moulage étant encore resté exposé durant deux ans dans la

salle de Préhistoire).

En 1994, quelque temps après la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, les Khoïkhoï font appel

à Nelson Mandela pour demander la restitution des restes de Saartjie afin de pouvoir lui

offrir une sépulture et lui rendre sa dignité. Cette demande se heurte à un refus des autorités

et du monde scientifique français au nom du patrimoine inaliénable de l’Etat et de la science.

Ce n’est qu’en 2002, après le vote d’une loi spéciale que la France restitua la dépouille à

l’Afrique du Sud ,( Loi n° 2002-323 du 6 mars 2002 relative à la restitution par la France de

la dépouille mortelle de Saartjie Baartman à l’Afrique du Sud, NOR: RECX0205354L).

Le 9 mai 2002, en présence du président Thabo Mbeki, de plusieurs

ministres et des chefs de la communauté Khoikhoï, la dépouille, après

avoir été purifiée, fut placée sur un lit d’herbes sèches auquel on mit le

feu selon les rites de son peuple.Un de ses compatriotes lui fait même

une statue…

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LE FILM:

La première séquence de Vénus noire donne la mesure de la violence

et de la force tellurique du film d’Abdellatif Kechiche. Dans un

amphithéâtre, un homme exhibe à d’autres hommes le sexe d’une

femme. Ce geste pornographique est le fait d’une figure du panthéon

français, le naturaliste Georges Cuvier (François Marthouret). Il

montre les organes génitaux qu’il a détachés d’un cadavre féminin. La

lumière crue qui inonde l’amphithéâtre souligne l’obscénité du

vocabulaire zoologique appliqué à un être humain.

Abdellatif Kechiche s’apprête à raconter l’histoire de l’être qui habita

ce cadavre, la « Vénus hottentote ». Originaire de la colonie du Cap,

aujourd’hui province de l’Afrique du Sud, Saartjie Baartman, jeune

femme d’ethnie khoisan, fut exhibée en Europe de 1810 à sa mort en

1815, à Paris. Le moulage de son cadavre fut exposé au Musée de

l’homme, à Paris, jusqu’en 1974.

Effigie, au sens littéral du terme, de la condition dans laquelle

l’Occident a tenu la partie de l’humanité qu’il considérait inférieure,

Saartjie Baartman est devenue, après la chute du régime d’apartheid,

un symbole pour l’Afrique du Sud nouvelle, qui a demandé et obtenu

la restitution de ses restes.

Vénus noire raconte les cinq dernières années de cette odyssée

misérable. Kechiche procède par grands blocs de narration. Au risque

du malaise, chaque séquence va jusqu’au bout des actes et des pulsions

des personnages. C’est le meilleur moyen pour démêler l’écheveau de

racisme, de fantasmes, d’avidité, qui a fait le destin de Saartjie

Baartman.

La colère qui anime ce film terrible n’empêche pas la lucidité. Celle de

Kechiche d’abord, qui extrait de ce destin brisé une vision très claire

du moment où s’est formé le rapport des puissances coloniales au

reste du monde. La virulence du discours n’empêche pas la lucidité du

spectateur. C’est l’un des traits les plus singuliers de ce film que de

remettre en cause sans cesse (et sans ménagement) la place de ce

dernier.

Après l’exhibition scientifique, Kechiche revient cinq ans en arrière, à

-Piccadilly, où la Vénus hottentote est montrée dans un établissement

forain. Cette séquence déroule l’intégralité du spectacle monté à

l’intention du public populaire londonien. Caezar (Andre Jacobs), un

Afrikaner venu du Cap avec Saartjie, la fait passer pour une créature

semi-sauvage. Kechiche filme avec attention la résignation parfois

traversée de colère de la jeune femme, l’entrain forcé de Caezar et les

réactions de la foule.

Au lieu de procéder par plans brefs, qui constitueraient une galerie de

trognes, Kechiche et ses opérateurs (Lubomir Bakchev et Sofian El

Fani) s’attardent assez longtemps pour que l’on distingue les

compatissants et les voyeurs, les choqués et les effrayés.

Viendront ensuite les publics d’une salle d’audience (lorsqu’une

société anti-esclavagiste londonienne demande l’interdiction du

spectacle), d’un cabaret parisien, d’un salon libertin, du Muséum

d’histoire naturelle (où Saartjie Baartman fut examinée de son vivant

par Cuvier). A chaque station, les questions s’accumulent : suffit-il de

voir et de s’indigner pour acquitter sa dette à l’égard de la victime que

l’on montre ? Cette pornographie à alibi scientifique née autour des

attributs physiques de la jeune femme peut-elle être montrée sans

troubler ?

Ce qui ne veut pas dire que Kechiche se défausse de sa responsabilité

de metteur en scène. S’il a gardé sa façon de gérer le temps du film,

Vénus noire est mis en scène avec moins d’abandon que L’Esquive ou

La Graine et le mulet. La caméra traque toujours les visages, mais le

découpage est plus net. Le choc entre l’appareil du film d’époque (le

décor de Piccadilly est impressionnant) et l’image numérique, précise,

impitoyable, est fécond. Il donne à ces scènes survenues il y a deux

siècles une immédiateté douloureuse.

Dans ce grouillement du XIXe siècle filmé comme s’il survenait

aujourd’hui, les personnages vivent leur vie. Le projet originel du

réalisateur était de cueillir Sarah Baartman avant son départ

d’Afrique. Faute de moyens, on la découvre à Londres, déjà

alcoolique, en proie à une tristesse qui ne se dissipe que rarement. Ce

que Kechiche demande à la jeune Cubaine Yahima Torres va bien au-

delà du travail ordinaire d’une actrice. Etre à la fois la marionnette

que voient les foules et la femme qu’elle s’efforce de demeurer. Il faut

de l’abandon et de la force, de l’instinct et de l’intelligence. Yahima

Torres trouve tout ça ; si elle n’y était pas parvenue, Vénus noire

aurait sans doute été un film insupportable à regarder.

Les personnages qui l’entourent n’inspirent guère de sympathie, à la

possible exception de Caezar. Le comédien sud-africain Andre Jacob

 en fait un maquignon retors mais pas dépourvu de sensibilité. Son

successeur, le Français Réaux (Olivier Gourmet) est un maquereau

sans conscience qui livre la pauvre Vénus à la libido de l’aristocratie

française.

Enfin, la dernière station de ce chemin mène Saartjie Baartman sous le

regard des scientifiques. C’est là que le plus grand mal est fait, dans

cette détermination « objective » de la hiérarchie entre humains.

François Marthouret, intense, monomaniaque, compose un savant fou

à force de raisonnements faussés. Et la résistance que lui oppose la

jeune femme fait entendre, très faible, très ténue, la voie de la raison.

 

Publié 1 février 2013 par korriganebleue35 dans Films, concerts

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Concerts de préparation de Noël….


http://wp.me/p19Vi2-wL

Ceci était le concert de l’an dernier avec la Chorale Symphonique. Nous avons redonné cette année en fin de concert le Star of  Bethleem que j’aime particulièrement….

 

et puis, avec la cathédrale nous donnerons, entre autres, le First Nowell, qui est un peu kitsch mais que tous

réclament. Cathédrale oblige, nous avons une version adaptée pour deux orgues, le grand Orgue et un orgue

de choeur, et ça jette !!!!…

Traduction et texte ci-dessous:

The First Noel, the Angels did say
Was to certain poor  in fields as they lay

In fields where they lay keeping their sheep
On a cold winter’s night that was so deep.
Noel, Noel, Noel, Noel
Born is the King of Israel!

Le premier Noel , les anges  disent
Qu’il y avait  les bergers

Dans les champs où ils se trouvaient en gardant leurs moutons
 Par une nuit d’hiver froide qui était si profonde.

 Noël, Noël, Noël, Noël
Il est né  le roi d’Israël! 

They looked up and saw a star
Shining in the East beyond them far
And to the earth it gave great light
And so it continued both day and night.
Noel, Noel, Noel, NoelBorn is the King of Israel!

Ils levèrent les yeux et j’ai vu une étoile brillante
 au Moyen-delà de leur bien
 Et sur la terre il a donné une grande lumière
 Et il a continué de jour comme de nuit.

 Noël, Noël, Noël, Noël
Il est né le roi d’Israël!

And by the light of that same star
Three Wise men came from country far
To seek for a King was their intent
And to follow the star wherever it went.
Noel, Noel, Noel, Noel
Born is the King of Israel!

Et à la lueur de cette même étoile
 Trois hommes sages venus de pays lointain,
 Pour chercher un roi était leur intention
 Et pour suivre l’étoile partout où elle allait.

Noël, Noël, Noël, Noël
 Il est né le roi d’Israël

This star drew nigh to the northwest
Over Bethlehem it took its rest
And there it did both Pause and stay
Right o’er the place where Jesus lay.
Noel, Noel, Noel, Noel
Born is the King of Israel!

 Cette étoile approchait au nord-ouest
Au dessus  Bethléem elle a pris son repos
 Et il l’a fait à la fois une pause et séjour
 droit au dessus du  lieu où Jésus était couché. 

Noël, Noël, Noël, Noël 

Il est né le roi d’Israël!

Then entered in those Wise men three
Full reverently upon their knee
And offered there in His presence
Their gold and myrrh and frankincense.
Noel, Noel, Noel, Noel
Born is the King of Israel!

Alors entré dans ce lieu ces trois hommes sages
 complètent  avec révérence une génuflexion
 Et ont offert en sa présence
 Leur or et la myrrhe et de l’encens. 

Noël, Noël, Noël, Noël
Il est né  le roi d’Israël!

Then let us all with one accord
Sing praises to our heavenly Lord
That hath made Heaven and earth of nought
And with his blood mankind has bought.
Noel, Noel, Noel, Noel
Born is the King of Israel!
Noel, Noel, Noel, Noel
Born is the King

Alors laissez-nous tous d’un commun accord
 Chanter à notre Seigneur céleste
 Il n’a fait le ciel et la terre du néant
 Et avec son sang l’humanité a racheté.

Noël, Noël, Noël, Noël
 Il est né le roi d’Israël!

 Noël, Noël, Noël, Noël
Il est né le roi d’Israël!

Il est né le roi d’Israël!

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