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Budapest, fin.


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La grande synagogue de la Rue Dohany. 

C’est la plus grande d’Europe, avec 25 m de largeur et 75 m de longueur. Ainsi elle peut rassembler 3500 personnes assises. Elle est immense et comporte trois niveaux. Elle est de style hispano-mauresque avec ses deux tours de 41,63m, finissant par un bulbe et pleines de mosaïque. Elle a servi de modèle pour celle de New York.Elle est orientée vers l’est et sur le toit il y a une représentation des tables de la loi qui indique les dix commandements.

Avec celle de la rue Victoria à paris elle est la seule à posséder un grand orgue. Il n’est pas permis de jouer le jour du shabbat et c’est un non juif qui joue de l’orgue. Franz Liszt l’a inaugurée lors d’un concert (le 6 septembre 1859), et Camille Saint Saëns a joué aussi.

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Deux particularités :

-Une chaire sur le côté, comme dans une église,

– la Torah n’est pas au milieu, comme dans les autres synagogues.

Contrairement aux autres synagogues, elle n’est pas octogonale. Pour rentrer visiter, il faut payer, les hommes doivent mettre une kippa sur la tête et l’on passe sous un portique comme à l’aéroport. Pendant la guerre les hongrois étaient du côté des allemands et ils ont donc réquisitionné la synagogue pour la transformer en écurie et utilisé les tours pour la radio.La synagogue a été endommagée par le parti des Croix Fléchées, parti nazi hongrois.  Le ghetto de Budapest avait pour centre la synagogue. Il y en a trois en tout.

Après la guerre il y a eu des appels aux dons pour remettre la synagogue en état. Parmi les pourvoyeurs, la célèbre parfumeuse Estée Lauder. Il se raconte que quand elle a voulu vendre son premier parfum à magasin chic de New York il n’en ont pas voulu. Elle l’a cassé dans la boutique et ils ont été parfumés un certain temps, et toutes les élégantes de New York en ont réclamé….

Le carré devant la synagogue s’appelle Théodore Herzl, né dans une maison pas loin. Il a théorisé le sionisme, dont se réclament les israéliens. Il s’agissait à l’époque de créer un état juif qui à cette époque n’existait pas.

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Le mémorial derrière la synagogue

A partir de février 1939, les Croix fléchées ont prêté main forte aux nazis, il y a eu 600 000 tués par ces derniers. Derrière la synagogue il y a le mémorial des martyrs, qui fait mémoire des héros de la première guerre mondiale.On s’y rend en longeant le carré des martyrs, cimetière.

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En continuant, il y a le

Parc mémorial Raoul Wallenberg.

Secrétaire de l’Ambassade de Suède, il a sauvé beaucoup de juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Le saule pleureur en étain fait mémoire de tous ceux qui ont été sauvés, sur chaque feuille il y a un nom de victime. Certaines n’en ont pas, sans doute pour faire mémoire de ceux qui n’ont pas été identifiés. Il y a aussi une plaque qui fait liste des « justes parmi les nations », comme ils les appellent.

Il est difficile de rester indifférent devant ce nombre de feuilles. Sur le côté il y a un touriste, je ne l’ai pas enlevé avec mon logiciel de photo pour donner une idée. 

 

 

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Publié 15 juillet 2014 par korriganebleue35 dans Voyages

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Budapest suite…..Les bains Gellert.


 

Les Bains Gellert 

 
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Voici en photos (pas toutes de moi, mon appareil photo n’est pas étanche). les Bains Gellert où nous avons passé la matinée de dimanche. Il y avait déjà des bains au temps des romains.

Ceux-là datent du XII° siècle mais ils ont été réaménagés pendant l’empire d’Autriche Hongrie. Il y a l’hôtel thermal juste à côté.

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Quand vous voyez les photos, vous pouvez être surpris de voir des piscines mais chacune est particulière : température différentes, celle de dehors fait des vagues et est à 36°, il y en a même à 15° pour les jambes. Dehors il fait 18° et le contraste est saisissant, il vaut mieux avoir un peignoir avec soi.

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Lors de l’entrée à la caisse on nous donne un bracelet montre magnétique qui donne accès aux piscines et aux soins que l’on a choisis. A la sortie il y a un tourniquet qui récupère le bracelet et cela s’ouvre. Il y a des salons de repos, et même un endroit où l’on peut se sécher les cheveux. Chacun a sa cabine où on laisse ses affaires et il y a beaucoup de cabines. Maintenant c’est mixte, mais il fut un temps où les hommes avaient un jour et les femmes un autre. Dans la grande piscine il y a des cours d’aquagym mais la piscine la plus sympa est dehors où il y a des cols-de-cygne qui crachent l’eau à plein tubes et qui massent la nuque, il y a aussi des jets pour les jambes. 

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Le concert du soir

La famille qui nous héberge a organisé le transfert par minibus sur le lieu du concert ce qui nous a évité de prendre les transports en commun. Vers 19 heures concert avec la chorale Hongroise et réception d’adieu. Notre programme était différent, nous avons chanté des airs d’opéra de Verdi, Rossini et Donizetti, le Credo de la messe de Sainte Cécile de Gounod. Nous avons chanté deux chants avec les hongrois : le choeur des esclaves de Verdi et un chant hongrois. Bien que nous l’ayons répétés plusieurs fois, heureusement qu’ils étaient là car ce n’était pas facile…La langue n’est pas facile. Ils sont champions pour la troisième mi-temps et ont chanté en français des chants de la renaissance que nous connaissions mais pas de tête, eux ils l’ont fait comme ça…C’était dans une église calviniste. Le pasteur parlait français et nous a fait un speech sur la Bible et nous avons prié avant le dernier chant. Il a chanté avec les basses et avait la carrure de Pavarotti…Nous sommes rentrés avec le minibus…. 

La Hongrie, suite….


Les rues du vieux Buda

Ci-dessus les rues du vieux Buda. Partout il est dit que Budapest est « la perle du Danube ». Strauss dans sa valse dit qu’il est bleu, mais cela ne doit être qu’à Vienne car il était boueux et avec des forts courants, si tu y tombes il vaut mieux savoir bien nager….On est surpris de voir l’architecture et les immeubles marqués par l’histoire. Des impacts de balles et de mortier de la guerre sont là pour que l’on n’oublie pas. Les murs de certains immeubles sont noircis par la fumée et la pollution. Il y a des immeubles très beaux, certains avec des mosaïques sur leur façade. Il faut marcher dans la ville pour sentir l’atmosphère et se perdre dans les petites rues pour échapper aux artères où circulent bus, tramways…Il faut être sûr de soi ; nous regardions la carte près d’un passage clouté cherchant notre chemin, et l’on nous a klaxonné pour nous dire de traverser, mais nous cherchions toujours. . 

Dans le quartier Juif beaucoup de maisons sont à moitié en ruine. Certains sont en réparation par des boîtes privées. Il est parfois difficile de faire des photos car il y a des fils partout, pour les tramways, les trolleybus. Il y a des bus qui datent de l’époque soviétique et qui sont mal réglés, d’où la pollution.

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Le samedi matin nous avons visité avec une des choristes la vieille ville avec les lieux symboliques de Budapest. Nous avons commencé par le palais royal et l’église Matthias avec ses tuiles vernissées.(A gauche).Le bastion des pêcheurs tout autour en dentelle de pierre, dans une des tours il y a un café où un violon tzigane essaie de jouer quelque mélodie pour séduire le passant.Nous avons vu de l’extérieur le palais présidentiel avec la relève de la garde avec des pas dignes de l’union soviétique avec le boucan (fanfare de cuivres et grosses caisses) qui va avec. Puis nous avons pris un café dans le salon du musée national. Et fait une escale technique payante même si l’on consomme.

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Parlement de Budapest

Nous avons quitté le groupe avec une partie des choristes pour voir certaines choses. Nous avons vu le parlement de l’extérieur car il y a des quotas pour la visite et il y a peu de guides qui parlent français. Il ressemble à un édifice anglais, vous l’aviez remarqué…..Le clou de la visite est la Basilique Saint Etienne, le premier roi de Hongrie qui a évangélisé le pays à la hache.(Statue ci-contre).

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L’église est dans un climat obscur, et pour voir les tableaux il faut mettre une pièce pour que cela s’éclaire. La décoration est un peu oppressante, pur rococo, le moment le plus agréable est la chapelle de la Sainte Dextre, qui serait la main droite de Saint Etienne, qui est dans une châsse et bien gardée. Il faut mettre une pièce pour l’éclairer.

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Nous sommes ensuite allés au café Gerbeaud

pour déjeuner, où les gourmandises sont à aller en enfer.Il y a tellement de choix qu’il est difficile. Ci-dessous mon choix, une génoise avec de la crème pâtissière parfumée au Tokay, avec du chocolat noir et de la crème chantilly. Bon pour le plaisir mais pas pour la ligne….Le décor est grandiose, on se croirait à Versailles.

En reprenant notre marche nous voyons des tas de choses, même des Hare Krishna avec leur tenue si particulière et de l’encens très fort qui montait à la gorge, et un peu plus loin les témoin de Jéhovah…Nous avons ensuite marché dans la ville pour aller vers l’église où la chorale hongroise donnait concert, dirigé par un jeune chef de 22 ans. Il y avait la chorale accompagnée d’un orchestre. La chorale chantait sans partition et était bien positionnée, cela faisait un bel ensemble. Après je suis rentrée avec notre

hôtesse car j’étais exténuée, l’autre choriste est allée avec les autres boire un coup en ville, et comme il fallait chanter le lendemain je préférais préserver ma voix.  

Désolée pour les sauts de ligne, ce n’est pas facile avec les images…. 

Vers le lac Balaton ; la presqu’île de Tihany


 

Le lac Balaton

Superficie : 592 km²
Profondeur moyenne : 3,20 m
Longueur : 77 km
Altitude : 105 m
C’est une petite mer intérieure qui génère un microclimat, pas trop chaud en été, ni trop froid l’hiver. A noter que l’hiver le lac est gelé, ce qui permet de faire du patin à glace ou du char à voile. Le guide nous a expliqué que cette année il n’y a pas eu de gel.Le lac est entretenu par de multiples rivières et par des sources. Son débit est régularisé par une écluse sur le canal Sio qui rejoint le Danube. Parfois le vent se déchaîne et il y a des tempêtes. L’été un bac permet d’aller de la rive Nord à la rive Sud. La rive Sud est plus intéressante pour les vacanciers car il y a un plateau continental qui permet de ne pas s’enfoncer trop vite dans l’eau ce qui est pratique pour les enfants. Avant avec le rideau de fer c’est là que venaient les Allemands de l’Est en villégiature, maintenant ils vont en Croatie et ce sont des habitants de Budapest qui les remplacent. Il y a quelques belles villas, mais pour la plupart, il y a des grands hôtels de l’époque communiste dont un est en cours de déconstruction. On peut venir de Budapest par le train jusqu’au lac. C’est devenu une réserve ornithologique et maintenant les nouvelles constructions ne sont pas autorisées. Il y a des sources chaudes un peu partout sur le lac, qui d’après le guide, guérissent les rhumatismes. Il reste des geysers d’une époque volcanique révolue mais qui ont tendance à se tarir. Le lac est rempli de poissons (plus de 40 espèces), on y trouve des sandres, des carpes, des silures. Il y a sur la rive Nord des vignes où l’on produit du Tokay et un peu de rouge et de blanc.

La presqu’île de Tihany

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 Tihany et ses environs sont pleins de curiosités, nombreuses d’entre elles sont encore à découvrir. 

Tihany est la seule presqu’île du lac Balaton, elle attire par sa situation géographique pittoresque, ses curiosités géologiques, ses monuments historiques et ses espèces rares de plantes et d’animaux près d’un million de touristes chaque année. Le paysage a été formé par les forces volcaniques il y a des millions d’années. Les deux lacs qui se situent au dessus du niveau du lac Balaton: le Lac Intérieur et le Lac Extérieur se sont formés dans des restes de cratères. Les découvertes archéologiques prouvent que la presqu’île était déjà habitée à l’âge préhistorique. L’ancètre de la commune de Tihany a été fondé au Moyen Âge quand en 1055 André I er a fait construire ici le lieu de sépulture de la famille royale et un monastère où il a invité des moines de l’ordre de Saint Benoît. C’était le début de la vie de l’abbaye bénédictine. Au 16 – 17ème siècles, à l’époque des guerres turques, le monastère, transformé en château a été détruit mais au 18ème siècle il a été reconstruit en style baroque et depuis il se dresse au sommet oriental de la presqu’île et est devenu le symbole séculaire de Tihany. Depuis quelques années l’abbaye bénédictine est de nouveau la propriété des moines bénédictins qui s’occupent également du musée de l’abbaye bénédictine.

A part les curiosités géologiques, la presqu’île est également l’habitat de plantes et d’animaux rares. En 1952 elle est devenue la première réserve naturelle en Hongrie. La presqu’île est aujourd’hui sous la Direction du Parc National du Haut-Pays du lac Balaton. Les visiteurs ont la possibilité d’y faire des randonnées, il vaut la peine de regarder les cellules des moines, la Maison d’Or, le sommet Kiserdő (Petit Bois) et beaucoup de choses sont encore à découvrir.

Le nombre d’habitants de la commune est près de 1400, la population vit directement ou indirectement du tourisme.

C’est là que nous avons déjeuné.

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Nous avons mangé dans une Tcharda typique. Nous avons eu droit à une bouillabaisse de sandre au paprika (ce sont en fait des piments d’espelette), Du sandre meunière avec des pommes de terre sautées et une sauce champignons paprika, puis une crêpe avec du fromage blanc dedans, accompagné d’un verre de vin blanc. Pour ce qui est de la bouillabaisse, c’était juste du bouillon au paprika avec le poisson dedans, je préfère celle de Marseille….

Ensuite nous avons visité l’abbaye de la presqu’île de Tihany. L’église a été reconstruite en style baroque, mais c’est rococo, je trouve ça un peu trop chargé. Puis nous sommes rentrés à Budapest car il était tard….

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Publié 13 juin 2014 par korriganebleue35 dans Evenements, Voyages

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Sur la route vers le lac Balaton, la manufacture de porcelaine d’Herend.


Le lac Balaton est une sorte de mer intérieure . Il faut compter 2h de route à partir de Budapest.Nous faisons d’abord étape à Herend, capitale de la porcelaine.

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Herend

Nous commençons par la visite d’une fabrique de porcelaine, qui est très ancienne, et servait entre autre la reine Victoria et l’empereur François Joseph. Le travail est extrêmement précis et les ouvrières sont payées à la pièce. Pour faire la porcelaine, ils utilisent un mélange de feldspath, de kaolin et de quartz.

Nous avons une visite avec un guide qui parle français et traduit les commentaires de la personne qui nous explique. Nous commençons la visite par un film en anglais sous titré en français.

Il n’y a pas beaucoup de Hongrois qui parlent français, plus à parler anglais ou allemand.(ils ont été colonisés par les turcs et les allemands…)

Chaque ouvrier a un domaine spécialisé qui nécessite 3 ans d’études et de nombreux stages de perfectionnement.

Il y a plusieurs cuissons entre chaque couleur, puis enfin les porcelaines sont plongées dans un bain pour les faire briller. Ils sont ravis de nous montrer leur savoir faire.Nous prenons des photos et ils ne disent rien, alors que dans d’autres endroits il faut payer. La peinture des poissons est typique du coin. Il nous a été montré des pièces qui ont été offert en cadeau à Kate et William, puis à leur fils quand il est né. Après nous avons été dans un café où la maison nous l’a offert. Du bon café, pas de la lavasse des machines, bien serré qui fait sonner la chamade au palpitant, un régal.
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La dame qui fait les fleurs doit en produire 100 par jour. SP1060999ur la table une machine à café en porcelaine.Dessous le détail. Nous avons repris le car pour aller déjeuner, après avoir vu la boutique, mais, vu les prix, c’était juste en rêve ; l’équivalent de 100€ pour un papillon tout petit…… 

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Publié 10 juin 2014 par korriganebleue35 dans Sorties, excursions, Voyages

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Szentendre, Hongrie


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C’est une petite ville pas loin de Budapest. Notre correspondante nous a accompagné au point de rencontre qui n’était pas loin du siège de la chorale. (Nous avons fait cette visite le jeudi, nous étions arrivés la veille). La ville est remarquable par son architecture et la conservation de son patrimoine ; il y a une source qui donne de l’eau plate en bouteille ; il nous a été conseillé de pendre de l’eau en bouteille que celle du robinet.. Nous avons fait étape à Üröm pour chercher d’autres choristes qui étaient logés là-bas. Elle est assez touristique. Nous avons commencé par visiter un musée en plein air des traditions populaires. Nous avons perdu un peu de temps car les prix des billets sont fonction de l’âge et il fallait justifier. Ils ont reconstitué un ancien village près du lac Balaton. Nous avons pris un petit train qui fait le tour du musée.Voici le plan :

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Le  petit train :

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Nous nous sommes arrêtés pour voir un moulin à eau qui est encore utilisé à des fins pédagogiques pour les enfants.Bien que ce ne soit pas un jour férié, il y avait beaucoup d’enfants en sortie scolaire. Il y a des vieilles maisons au toit de chaume. Nous avons déjeuné dans un restaurant typique en fin de visite.

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Après cette visite nous avons marché dans le village. C’est très traditionnel, il y a une belle église. J’ai entr’ouvert la porte, il m’a été dit que ce n’était pas ouvert et que si je voulais prendre des photos il fallait payer..On sent que les touristes sont un peu des pigeons et qu’il faut nous faire cracher au bassinet. Il y avait aussi une église serbe où nous nous sommes carrément fait jeter, il y avait une pancarte : « interdit aux touristes » et un gros malabar musclé qui était là pour faire la garde.Il y a, d’après notre guide des ateliers d’artiste. Les Hongrois n’ont pas de jour férié comme nous pour l’Ascension, donc pas de pont.

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Nous sommes ensuite rentrés sur Budapest pour une répétition avec les Hongrois car nous avions deux chants en commun, et nous avons répété chaque chorale dans son coin. Nous avons donné notre concert, les gens étaient contents et nous avons fait un bis. Après nous sommes rentrés chez nos correspondants. La dame chez qui nous logeons nous a fait faire un tour dans Budapest la nuit. Elle parle très peu l’Anglais, donc nous parlions avec sa fille qui traduisait. J’étais avec une autre choriste qui se débrouillait mieux que moi. Budapest est une grande ville de deux millions d’habitant mais avec beaucoup de logements vides car les gens préfèrent la banlieue cause prix. Certains immeubles sont bien entretenus et assez beaux, mais d’autres sont marqués par les tirs de la guerre et la pollution. Le soir quand nous avons fait un tour, nous avons vu les monuments illuminés, c’était très beau. J’étais un peu fatiguée car je n’ai pas de vraies chaussures de marche et il fallait porter avec nous pendant l’excursion notre tenue de concert ainsi que les partitions.     

Arrivée en Hongrie.


Nous sommes partis le mercredi 28 à 4 heures le matin, pour arriver vers 10 heures à l’aéroport de Roissy. C’était un peu compliqué pour imprimer notre carte d’embarquement, il fallait faire les chiffres du numéro de billet à une vitesse régulière et je n’ai pas trop l’habitude.Dieu merci d’autres choristes m’ont aidé car j’étais perdue J’ai pris ma mallette avec mes médicaments et le matériel pour l’asthme, et la « sécurité » me l’a fait ouvrir. Il faut se déchausser, ouvrir son sac, mettre ses clés dans une boîte, enlever sa ceinture, et passer sous un portique. Je n’ai pas réussi à enlever mon alliance car mes doigts sont gonflés. J’étais agacée car plein de gens attendaient derrière et ils ont regardé mes ordonnances et scanné toutes les préparations magistrales.Nous avons eu de l’avion de 12H15 à 15H30, puis c’était un joyeux chantier pour récupérer nos valises. Dieu merci, la mienne était vert grany smith (même couleur que la tenue de la reine lors des célébrations du débarquement). J’avais mis dessus un écusson de la Bretagne pour la repérer.

Budapest Metro TrainNous avons pris un bus pour aller au siège de la chorale, où nous avons été accueilli chaleureusement avec la liqueur du coin, une « gnôle » faite avec de l’abricot et de la prune. Ils boivent ça cul sec, mais pas moi, trop fort. Ensuite nous sommes allés au métro pour acheter une carte de transport. (4900 FT la semaine, pas tout à fait 20€).

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Le métro date de l’époque soviétique, des vieilles rames où le premier passager est le moteur. Pas de tourniquet, mais des gros bras à chaque entrée, il vaut mieux avoir son billet. Pas d’ascenseur, mais des escaliers roulants interminables. Pas d’escaliers normaux non plus. Il n’y a pas un seul tag sur les murs, par contre plein de publicité le long des escaliers roulants.Une nouvelle ligne a été rajoutée récemment, les murs sont décorés avec de la mosaïque.(Photos prises sur le net, les miennes n’étaient pas belles). Outre le métro, de nombreux transports sont à notre disposition :

Tramway

Trolleybus

Bus.

Dans chaque rame de métro il y a un bandeau lumineux qui indique la prochaine station et les correspondances éventuelles avec leur numéro. Les gens sont charmants, ils n’hésitent pas à nous donner la place si on est chargé, ou pour que l’on soit ensemble. Sur le mur il y a le plan de la ligne, comme ça on ne risque pas de se tromper. Par précaution j’avais le numéro de téléphone de ma correspondante. Ils se mettent en 4 pour nous faire plaisir. L’autre choriste et moi étions un peu gênés car eux ne dînent pas comme nous, ils prennent juste une collation à 18 heures. Par contre ils ont un petit déjeuner copieux où ils mangent des fruits, du fromage en rondelles comme celui de MC DO, et de la charcuterie. Ils ont aussi des croissants, des chaussons aux abricots. Nous leur avions offert des cadeaux, et, le jour de partir nous en avons eu un aussi : une bouteille de vin produit par leur cousins, et un bouquin sur les endroits remarquables du pays. Nous avons réussi à parler un peu avec eux, mais pas de politique, bien sûr. Elle fait une formation pour être éducatrice de jeunes enfants et lui travaille dans une boîte qui répartit les produits pharmaceutiques dans les hôpitaux, les pharmacies…La jeune fille fait un cursus universitaire en anglais. Le soir nous avons vu la Philharmonie et le Théâtre, nous avons profité de la pause pour voir l’intérieur. Puis nous sommes entrés par les transports en commun.  

Publié 9 juin 2014 par korriganebleue35 dans Sorties, excursions, Voyages

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