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L’automne


L’automne est pour moi session de mélancolie, de spleen. Même si c’est joli les feuilles rouges et jaunes qui font un tapis sur le sol et qui offrent aux urgences leur lot habituel de poignets cassés. Il y a des jours où le brouillard est si dense que je ne vois pas l’immeuble d’en face, ce qui n’est pas bon pour mon asthme non plus. Dieu merci, il y a la musique, nous avons eu deux concerts de musique baroque dont un dans une petite chapelle où il n’y avait même pas l’électricité. J’ai repris dans ma nouvelle chorale et les gens m’ont manifesté leur contentement de me voir. Avant c’était différent, parce que à 60 c’est plus difficile que 30. Mais le répertoire n’est pas le même, c’est un niveau plus haut en plus car presque tout le monde ou presque déchiffre à vue. On peut ainsi prendre du temps pour l’interprétation, un peu comme quand au primaire on apprenait une récitation, une fois que le texte est su, il faut faire les nuances, plus fort, moins fort, faire des modulations, dans le baroque il y en a pas mal et il faut les faire d’une certaine façon sinon c’est la cacophonie. 

En ce moment je suis arrêtée car je fais une tendinite des genoux et des hanches. Je les sollicite beaucoup à mon travail, du coup ils protestent….Je vais avoir de la kiné, une consultation chez un rhumatologue est prévue. Dieu merci, il n’y a pas d’arthrose sur les radios. Et je suis bien contente de ne pas bosser parce qu’en ce moment l’ambiance est mauvaise pour cause de surcharge de travail. Mon chéri est adorable, il est allé à son atelier et m’a cueilli des roses qui ornent la table de ma salle. Même si c’est Bagdad, les fleurs égaient un peu. Question poids j’ai baissé, mais il y a encore  à faire. Les chats sont des amours, j’ai mes séances de ronronthérapie, surtout Phoebus il peut ronronner pendant une heure sans que je ne le touche, rien que d’être à côté de moi sur une chaise…..

Ma grande fille, Gwendoline (perle blanche en breton, 25 ans) a enfin un boulot, et il est fort probable qu’elle passe en CDI au mois de décembre. La plus jeune (Clémence, 20 ans) entame sa troisième année de licence option éthologie pour devenir comportementaliste animalier, vous savez, ceux dont les chiens et chats commandent les maîtres. Nous les nôtres ne commandent pas mais ils sont bien traités et la véto a dit que la « cantine était généreuse », ils ont donc un peu moins de croquettes depuis leur dernière visite.

Je travaille en ce moment les deux morceaux que vous avez ici, j’ai commencé par le deuxième qui est presque fini, et je suis à la première page , qui comporte des difficultés à la main gauche (deuxième ligne dans chacun des systèmes). Pour ceux qui ne connaissent pas la musique, on appelle un système deux ou trois lignes groupées par une accolade. Au piano il y a donc deux lignes, la haute étant la main droite en clé de sol qui joue sur la partie droite du clavier, la basse étant en clé de fa et représentant la main gauche et la gauche du clavier. Chez Debussy, outre les décorations il y a beaucoup de modulations, c’est un musicien impressionniste qui veut donner certaines couleurs. En peinture à cette époque là, c’était le temps des impressionnistes. Parfois il donne même des consignes telle que « marche sur un sol gelé, triste et lent,…. ». Celui de dessous c’est la période romantique, mais c’est plus technique, ce qui en fait le charme et le fait que l’on soit plus concentré dessus ce qui permet de penser qu’à la partition, il faut aussi donner de la couleur, des contrastes entre les différentes parties. Par contre je ne le joue pas aussi rapidement que Lang Lang. Ma nouvelle professeur de piano est roumaine, et elle fait plutôt coach que professeur, et elle m’encourage quand je fais bien. Avec l’autre je me sentais un peu comme une gamine du conservatoire. De plus elle était à fond pour le métronome, alors que pas moi, et en plus ça énerve toute la famille. 

Samedi 26, j’aurai 60 ans, et je vais faire chez moi un petit concert, ma prof jouera un morceau, moi un autre, et elle m’accompagnera au chant. Peut-être ferons nous un quatre mains. J’ai invité quelques très chères ou anciennes collègues, nous serons une dizaine. 

 

Publié 15 novembre 2016 par korriganebleue35 dans Musique, Vie quotidienne

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Pour Ghislaine, avec des OUI…C’est L’automne.


C’est l’automne. Vient le temps des CITROUILLES et d’halloween où des petites

FRIPOUILLES viennent toquer à nos portes…Comme d’habitude le temps est en harmonie

avec un BROUILLARD à couper au couteau où tu n’y vois que COUIC… La pluie les

MOUILLE mais cela ne les empêche pas de faire leurs PATROUILLES et de partir en

VADROUILLE.

Tous ces enfants réclament des friandises et sinon nous aurons des CARABISTOUILLES !!! 

Maintenant je ne défile plus et reste à la maison dans ma DOUILLETTE car il fait froid. Je leur

ouvre et ne me dégonfle pas, leur propose un quizz sur les traditions celtiques avec des

récits qui leur fichent la TROUILLE…Mon discours est bien rodé, je ne BAFOUILLE pas et

tous ces PEDZOUILLES ne me distraient pas …J’avais GRIBOUILLE deux ou trois choses

importantes sur mon papier qui n’est pas du BROUILLON pour ne pas oublier l’important.

Ils n’ont pas des BOUILLES patibulaires et voudraient croire que nous avons peur !!!

Juste un a un petit air CHAFOUIN, il s’est déguisé en magicien, mais il a des fausses bestioles

dans ses cheveux qui lui donnent un air un peu POUILLEUX.Il a un chapeau noir pointu sur

lequel il y a des étoiles bleues avec à certains endroits des faux cheveux bleu acier qui

PENDOUILLENT.

Un OUISTITI en peluche sur son épaule pousse des cris si on lui appuie dessus. Je leur

raconte des histoires de sorcières avec des chaudrons où GROUILLENT avant que de

BOUILLIR des crapauds bien baveux et de la BOUILLABAISSE d’insectes divers et variés…

Cela GARGOUILLE et sera bientôt à point.

Je me suis déguisée en Ankou et leur dit qu’une bonne réponse et c’est un salidou, la

mauvaise réponse l’Ankou prendra la faux pour les ZIGOUILLER…

Mais la mienne est en plastique….A moins que la sorcière noire ne les attrape et ne les mette

au COURT-BOUILLON dans son chaudron comme des vulgaires poissons…Ils poussent des

petits cris à mes histoires comme si le diable leur avait fait des PAPOUILLES …

Mon chéri me dit qu’avec tout mon déguisement j’ai l’air d’une véritable ANDOUILLE.

Je leur propose de boire une BOUILLIE verte en leur disant que c’est de la bave de

crapaud, alors que ce n’est que du jus de kiwi. Ils n’osent pas dire non de peur d’être

considérés comme des TROUILLARDS.

Je FOUILLE dans une pochette pour donner la récompense tant attendue. ..Ils ne

rentrent jamais BREDOUILLES mais riches de connaissance, eux qui ne sont pas d’ici

pour la plupart. Certains viennent de chez les BEDOUINS .Ils sont plus habitués aux

MECHOUIS, à la RATATOUILLE, à manger dans des BOUIS- BOUIS que dans des

préaux pour des banquets bien de chez nous. Mais personne ne s’est EVANOUI,

nous avons tous bien ri….

Publié 16 septembre 2012 par korriganebleue35 dans Ateliers divers, essais, Mes poèmes...

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Pour Ella, l’automne et les Hirondelles…


Chez les Celtes

L’hirondelle est représentée dans le domaine mythique celtique par le nom de Fand,

épouse du dieu de la mer Manannan. Tombée amoureuse de Cùchulainn, elle l’invite

dans l’Autre monde et il passe un mois auprès d’elle. Puis il l’abandonne et est repris

par sa femme Emer. Avec beaucoup de mélancolie Fand retourne alors vers son mari,

qui est revenu la chercher. Un autre personnage mytique du panthéon celtique est Fandle,

l’un des trois fils de Nechtan-Soene, tué par Cùchulainn lors de sa première expédition

sur la frontière de l’Ulster Fandle, d’une extrême légèreté combattait au-dessus de l’eau.

Dans cette mythologie celtique, l’hirondelle apparait liée à un symbolisme de la fécondité

et de l’alternance.

Voici mon travail sur l’automne, accompagné d’une récitation que j’ai gardé de mon CE2,

c’était il y a bien longtemps, avec les cahiers au porte plume, que j’ai gardé

précieusement. Je vous la soumets ici : 


Victor Hugo ( 1802 – 1885 )

Chanson

Les hirondelles sont parties.
Le brin d’herbe a froid sur les toits ;
Il pleut sur les touffes d’orties.
Bon bûcheron, coupe du bois.

Les hirondelles sont parties.
L’air est dur, le logis est bon.
Il pleut sur les touffes d’orties.
Bon charbonnier, fais du charbon.

Les hirondelles sont parties.
L’été fuit à pas inégaux ;
Il pleut sur les touffes d’orties.
Bon fagotier, fais des fagots.

Les hirondelles sont parties.
Bonjour, hiver ! bonsoir, ciel bleu !
Il pleut sur les touffes d’orties.
Vous qui mourez, faites du feu.

Victor Hugo
Poème écrit le 27 septembre 1853 et non publié du vivant de l’auteur.
L’art d’être grand-père, 1877

SOIR D’AUTOMNE


Comme chacun le sait, j’aime beaucoup la poésie. Aussi

je vous partage un texte d’un grand poète breton

du siècle dernier.

Il  racontait  simplement la vie quotidienne des gens…

SOIR D’AUTOMNE

L’automne est la saison dolente.

L’âme des labours assoupis
Berce d’une hymne somnolente
L’enfance des futurs épis ;

Et, triste, la mer de Bretagne
Se prend à gémir, dans le soir.
Par les sentiers de la montagne,
Commence à rôder le Mois Noir.

Et les cloches ont l’air de veuves,
Dans les clochers silencieux…
Nous n’irons plus aux aires-neuves !
Voici l’hiver, le temps des vieux.

Pour le départ des alouettes,
Tintent les glas des abandons.
Pleurez, ô chapelles muettes,
Les cierges éteints des Pardons !

… Avec les oiseaux de passage,
Les Clercs s’en vont aux premiers froids.
Ils emportent, selon l’usage,
Leurs livres, noués trois par trois.

L’automne est la saison dolente.
Les mères, sur le seuil, longtemps,
De leur bénédiction lente
Encouragent les hésitants ;

Car, près d’enjamber la barrière,
Plus d’un a suspendu son pas,
Comme si des voix, par derrière,
Lui chuchotaient : « Ne t’en va pas ! »

Anatole LE BRAZ (1859-1926)

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