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Alors tu dors ???? Pour Ella…


 

Mon tigre de salon préféré que vous connaissez bien maintenant…

Et nous voilà ensemble pour la sieste, c’est sacré…… 

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Hommage à Brigitte ENGERER


Voilà une pianiste qui nous manquera. Elle jouait à la perfection,

tout en gardant une âme d’enfant. Quand elle enregistrait en

studio, elle amenait des affaires personnelles, des peluches,

pour se re-créer un monde bien à elle. Elle jouait beaucoup en

          quatre mains, en particulier avec Boris Berezowski, qui, d’élève

finit par devenir un ami. J’avais pu les voir aux

victoires de la musique à la télé que je ne rate jamais malgré mes

nombreuses occupations, car, pour ceux qui me connaissent,

je suis totalement incapable de regarder la « trash TV » que l’on

nous sert sans arrêt. Je regarde les documentaires et les

actualités, parfois des bons policiers.J’ai failli la voir en concert ici,

mais finalement cela n’a pas eu lieu car l’orchestre de Bretagne

n’avait plus de subventions et ils ont du annuler des concerts,

dont celui que j’avais choisi ou il y avait du Lizst et du Fauré !!!

Je ne sais pas trop faire des nécrologies, aussi je vous dirai

que j’appréciais en elle son jeu spontané, sa gaité, son sourire.

Elle jouait les morceaux les plus difficiles avec talent et brio, et,

contrairement à plein d’autres, gardait sa partition,

ce qui évitait le stress du trou de mémoire….

Il y avait une certaine complicité avec le public.

     Vous auriez du voir mon chat Phoebus en extase lorsqu’elle jouait

       les berceuses de Fauré avec Boris Berezowski, surtout la première

…Car quand des morceaux ne lui plaisent pas, il crache vers les

enceintes, et Gypsi fait pareil. ….Mais il faut un peu « la raconter »,

aussi je vous donne ci-après un extrait d’un article du point.

La pianiste française Brigitte Engerer, disparue samedi à l’âge

de 59 ans après une brillante carrière internationale, était une

femme de cœur et de passion, habitée par la musique française,

mais aussi par le répertoire russe. Décédée des suites d’une

longue maladie, Brigitte Engerer a donné son dernier concert

le 12 juin au théâtre des Champs-Élysées à Paris, aux côtés de

l’Orchestre de chambre de Paris avec lequel elle a interprété

le concerto de Schumann.

« Ce soir-là, jamais un piano n’a autant chanté », a commenté

le violoncelliste Henri Demarquette, ami et compagnon de

travail de Brigitte Engerer. Pour lui, « elle était parvenue à

une complétude totale d’artiste et ne jouait pas une note

qui ne soit de l’amour ». Cinquante ans auparavant, à l’âge

de neuf ans, la pianiste donnait son premier concert dans

cette salle. Éprise du répertoire romantique, Brigitte Engerer

était une virtuose formée à l’école russe. Elle avait quitté Paris

à l’âge de 17 ans, pour étudier en URSS, à l’invitation du

Conservatoire de Moscou. « Une partie d’elle-même est

devenue russe à jamais », selon son agent Hervé Corre de

Valmalète.

Pour Stanislas Neuhaus, l’un des plus grands pédagogues

russes et qui a été son professeur pendant cinq ans, Brigitte

Engerer était « l’une des pianistes les plus brillantes et les

plus originales de sa génération ». « Son jeu se caractérise

par son sens artistique, son esprit romantique, son ampleur,

la perfection de sa technique, ainsi que par une science innée

d’établir le contact avec l’auditoire », disait-il. « Je fonctionne

au désir. Sans cela, je ne peux rien faire », affirmait pour sa

part Brigitte Engerer.

« J’aime me fondre dans le son »

Pour Hervé Corre de Valmalète, cette artiste était « la plus

internationale des pianistes françaises ». Elle a joué avec

les plus grands, comme Herbert von Karajan qui l’invite,

alors qu’elle a seulement 25 ans, à se produire avec l’Orchestre philharmonique de Berlin, puis à participer aux fêtes du

centenaire de l’orchestre. Elle fera ensuite ses débuts avec

l’Orchestre de Paris sous la baguette de Daniel Barenboim.

Elle jouera aussi avec l’Orchestre philharmonique de New

York sous la direction de Zubin Mehta.

La musique de chambre occupe une place de choix dans sa carrière.

« J’aime me fondre dans le son et les couleurs de l’autre pour ensuite

les nourrir des miens », assurait-elle. Brigitte Engerer aimait jouer

avec ses amis de toujours, comme le pianiste russe Boris Berezowski,

Michel Beroff, l’altiste Gérard Caussé, Olivier Demarquette. Le

festival de piano de La Roque-d’Anthéron n’a pas connu une

édition sans elle. Pour le directeur du festival René Martin, son

ami, la pianiste « était une artiste rare qui ne trichait jamais ».

« Elle n’essayait pas de séduire, elle était toujours dans la

vérité », a-t-il confié après son décès.

Victoire d’honneur .

Née le 27 octobre 1952 à Tunis, Brigitte Engerer enseignait

auConservatoire national supérieur de Paris depuis 1994.

Selon son entourage, elle était profondément généreuse,

« à l’écoute des autres, des jeunes, des autres talents dont

elle s’imprégnait ».

Très cultivée, passionnée de littérature, tout particulièrement

russe, la pianiste parlait plusieurs langues étrangères. Elle

a été mariée à l’écrivain Yann Queffélec et avait une fille de

27 ans et un fils de 18 ans. Chevalier de l’Ordre national de la

Légion d’honneur, commandeur de l’Ordre national du mérite,

commandeur de l’Ordre national des arts et lettres, elle a reçu

en 2011 la victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière,

par les Victoires de la musique classique.

Regardez et écoutez la pianiste

lors de la cérémonie des victoires

de la musique classique l’an dernier :



Les minoux


Publié 25 février 2012 par korriganebleue35 dans Vie quotidienne

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