Archives du tag ‘pulsation

La pendule


Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L’aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure… une heure après.

~⁂~

La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d’argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.

~⁂~

Le cadran solaire me raille
En m’indiquant, de son long doigt,
Le chemin que sur la muraille
A fait son ombre qui s’accroît.

~⁂~

Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A l’air de se moquer de moi.

~⁂~

Tiens ! la petite bête est morte.
Je n’ai pas mis hier encor,
Tant ma rêverie était forte,
Au trou de rubis la clef d’or !

~⁂~

Et je ne vois plus, dans sa boîte,
Le fin ressort du balancier
Aller, venir, à gauche, à droite,
Ainsi qu’un papillon d’acier.

~⁂~

C’est bien de moi ! Quand je chevauche
L’Hippogriffe, au pays du Bleu,
Mon corps sans âme se débauche,
Et s’en va comme il plaît à Dieu !

~⁂~

L’éternité poursuit son cercle
Autour de ce cadran muet,
Et le temps, l’oreille au couvercle,
Cherche ce coeur qui remuait ;

~⁂~

Ce coeur que l’enfant croit en vie,
Et dont chaque pulsation
Dans notre poitrine est suivie
D’une égale vibration,

~⁂~

Il ne bat plus, mais son grand frère
Toujours palpite à mon côté.
– Celui que rien ne peut distraire,
Quand je dormais, l’a remonté !

~⁂~

Théophile Gautier

Petit clin d’oeil aux classiques à l’heure du changement d’heure où l’on ne sait plus quel temps nous sommes.L’an dernier j’avais écrit un slam rapidement, le lien ici :

http://wp.me/p19Vi2-ng

Bonne lecture. .

Publicités

Mumu’s Semaine 41


Retour du château..

Mots imposés:

Verbes :

Hypnotiser, éborgner,

empailler, guérir.

Noms:Piaf, Pouf, Prof, Pif.

Et voilà le résultat !!!! 

Hypnotisée par la musique de Ravi Shankar pour me relaxer,

une bonne odeur de papier de papier d’Arménie à la rose

embaumant la pièce, je m’exerçais à calligraphier un « Bismillah » avec

mon calame, assise sur un POUF. . J’entendais distraitement les cris

stridents des PIAFS,qui, dehors, annonçaient le printemps.

  Tout d’un coup, tout excité, mon neveu surgit dans la salle.

«Tatie, nous rentons d’une excursion au château de la Hunaudaye avec Mamie

Colette et j’ai pu voir tout ce que la PROF d’histoire géo nous avait expliqué

sur le Moyen Âge.»Et il me raconta force détails l’architecture, les pont-levis,

et, surtout, la salle des gardes avec des trophées de chasse EMPAILLÉS au-dessus

de la monstrueuse cheminée.

«-Montjoie! Saint Denys! En garde! », me dit-il,

brandissant une épée médiévale dans ma direction.

« Regarde, c’est Mamie qui me l’a offerte pour mon

anniversaire, comme les vrais chevaliers, avec la perle

rouge au milieu! ». Il tient en effet tellement à

cette épée qu’il l’emmène partout avec lui, fût-ce

aux wawa…

«- mais tu es complètement fêlé de la mansarde, tu vas

finir par ÉBORGNER quelqu’un , et je puis te dire que

quand il faut enlever un œil en bloc opératoire,

ce n’est pas beau à voir. Tu te rends compte de ce

que devraient débourser

tes parents? Viens donc t’asseoir ici, as-tu 16 ans ou 61 mois?».

Mamie se gardait bien de moufter car j’étais franchement en colère, et elle

voyait bien que cela n’aurait servi à rien. Quand je prenais ce ton sévère et

directorial, il ne fallait rien dire.Je me retenais d’en coller une dans le PIF,

, à ce garnement, j’y étais meilleure qu’à l’épée. 

«-Tu ferais mieux d’ouvrir ce paquet, lui dis-je, et pose donc cette épée,

elle ne va pas se sauver !»

Il obtempéra et ouvrit son paquet qui lui permit

de découvrirtrois bouquins de la Coop Breizh

qui expliquaientcomment dessiner les Triskells

au compas etautres armoiries héraldiques

bretonnes.En effet,c’est un excellent dessinateur

et il est tenté par la marqueterie et les

métiers du bois.

«- Tatie, c’est géant, c’est trop top!,

me dit-il avant de me faire une bise

-Et puis c’est quand même moins

dangereux que ton épée…».

Contente de lui avoir fait plaisir, muni de

ses crayons de couleur et du

compas,il finit par s’asseoir sur un

POUF à mes côtés, et, pendant qu’il

découvrait la substantifique moelle

de ses livres, je revenais à mes

moutons. Si j’avais réussi à le poser fût-ce que quelques instants, je

savais que son hyperactivité était loin d’être GUÉRIE et que je devrais

d’ici peu passer à autre chose.

Mais c’était toujours ça de pris pour soulager

ma sœur qui était

bien fatiguée. 

Mumu’s & Arlette, tir goupé, j’ose


Qui l’eût cru?

 

Je me suis dit que cela ne serait pas

inintéressant de doubler la mise et donc de faire une

pierre deux coups, avec les deux réunies Mumu la Grenouille et Pélagie.

Les mots imposés sont ci-dessus.

Après une semaine de taff, j’avais décidé de ME POSER un peu.Je somnolais  en ce début d’après-midi

car il faisait SOMBRE. Ma cadette s’affairait dans la CUISINE, pendant que l’aînée potassait son

MANUEL de physique de prépa. Elle épluchait des fruits et légumes et était absorbée par son

TRAVAIL.Elle avait préparé aussi quelques épices, mais je lui rappelai que l’estomac de mon chéri

n’appréciait guère les plats pimentés .

Phoebus, le chat, d’un air GRAVE, était PRÊT à MONTER sur la table, des fois qu’il en restât

quelques miettes. Gypsi, notre petit Ragdoll, était lui aussi attentif,et

attendait le moment d’en découdre,cherchant querelle à son compagnon à la moindre occasion.

Il se font des léchouilles à des endroits que ma mère défendrait de nommer ici, qui ne font pas preuve

de chasteté, loin s’en faut !!! A se demander même s’ils n’étaient pas des mutants, puisqu’entre mecs,

opérés de surcroît….

La lumière était revenue, l’horizon S’ÉCLAIRCISSAIT. Une ILLUMINATION, et si le nocturne

avec lequel je me bagarrais depuis si longtemps se laissait apprivoiser enfin ? Cinq bémols à la clef

ne me rendaient pas la tache facile, il faut le dire. Je me remis donc au piano, au grand plaisir

de Gypsi, toujours PRÊT à m’accompagner, ce qu’il fit. D’un geste leste, il S’AVANÇA et bondit

sur le clavier, ce qui tira ma grande de son livre. 

  

« T’es dégueulasse, me dit-elle, de le laisser MONTER là-dessus, as-tu pensé

aux microbes qu’il peut traîner avec ses pattes?» Il est vrai que je lui aurais bien

fait sucer les pissenlits par la racine, vu la difficulté de la pièce. Mais il

était tellement craquant que je préférais cela plutôt que de le voir s’attaquer

aux PEINTURES ou aux papiers peints…Et puis il avait l’air tellement de s’amuser,

alors…C’est toujours plus sympa que cette musique tribale des voisins du dessus.

Et puis cela se nettoie un piano…..

I

Publié 20 février 2012 par korriganebleue35 dans Ateliers d'écriture MUMU, Mes poèmes...

Tag(s) associé(s) : , , ,

%d blogueurs aiment cette page :