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La Pentecôte, et la Saint Yves…..


Version grégorienne ci-dessous : 

Veni, Sancte Spiritus,
et emitte caelitus
lucis tuae radium.

Veni, pater pauperum,
veni, dator munerum
veni, lumen cordium.

Consolator optime,
dulcis hospes animae,
dulce refrigerium.

In labore requies,
in aestu temperies
in fletu solatium.

O lux beatissima,
reple cordis intima
tuorum fidelium.

Sine tuo numine,
nihil est in homine,
nihil est innoxium.

Lava quod est sordidum,
riga quod est aridum,
sana quod est saucium.

Flecte quod est rigidum,
fove quod est frigidum,
rege quod est devium.

Da tuis fidelibus,
in te confidentibus,
sacrum septenarium.

Da virtutis meritum,
da salutis exitum,
da perenne gaudium,

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Hier , nous avons eu des confirmations avec l’Archevêque, 33 adultes et 1 jeune, ceci est la séquence que nous chantons après la deuxième lecture. Nous chantons le Veni Creator dans son entier pendant que les personnes sont confirmées. Ci-dessous :

 

 

Latin

Français

Veni, creator, Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei.
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae.
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen
Viens, Esprit Créateur,
visite l’âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d’En-Haut
les cœurs que tu as créés.
Toi qu’on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L’Onction spirituelle.
Tu es l’Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
Son authentique promesse,
Celui qui enrichit toute prière.
Fais briller en nous ta lumière,
Répands l’amour dans nos coeurs,
Soutiens la faiblesse de nos corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l’Ennemi,
Donne-nous la paix qui dure ;
Que sous ta prévenante conduite,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l’Esprit saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen. 

Aujourd’hui, nous avons eu la cérémonie de la Pentecôte où nous avons eu une messe Pontificale avec l’évêque auxiliaire et confirmation de 26 jeunes des

écoles du centre ville et un adulte.

Pour nous le 19 mai est un jour spécial car c’est la Saint Yves, patron des bretons et des avocats. Voir mon billet sur le sujet : http://wp.me/p19Vi2-y.

C’est aussi la Gouel Breizh http://www.fetedelabretagne.com/internet/jcms/preprod_64028/accueil .La Gouel Breizh est un ensemble d’événements pour

fêter la Bretagne, allant du concours de sonneurs, aux marchés du terroir, à la création d’un street map google en breton, à des repas festifs dignes des

banquets des gaulois d’Astérix, des animations pour les enfants. Cela se passe dans tous les endroits où se trouvent des bretons, dans plusieurs pays, 160 villes

dans le monde. Cela se termine par un fest-noz géant et cyber fest noz le 25 mai.  

GARE AUX SAINTS DE GLACE!


Qu’on se le dise, le phénomène des fameux saints de glace, qui sévit entre avril et mai, est vérifié scientifiquement. La tradition devrait cependant être avancée d’une semaine à dix jours, réchauffement climatique oblige…

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Le gel tardif au printemps, incarné par les saints de glace, est désastreux pour les plantes en germination et les arbres fruitiers en fleurs

L’arrivée des beaux jours coïncide souvent avec une furieuse envie de manier pelle à jardin et sarcloir. Histoire de semer des haricots ou de fleurir les fenêtres avec des géraniums. Que nenni, malheureux téméraires! Les vieux briscards du jardinage hochent la tête: tant que les saints de glace ne sont pas passés, inutile de se précipiter. C’est que le joli mois de mai peut se révéler traître en gelées nocturnes.
Les saints de glace sont encore vivaces dans la mémoire collective, surtout à travers les dictons. Mais

si tout un chacun en a entendu parler au détour d’une conversation au bistrot ou au boulot, au final, qu’en sait-on?

Basé sur une vieille croyance reposant sur des observations dans les champs et les vignes, il est tous les ans une question qui revient et fait référence aux Saints de Glace et aux variations climatiques de cette période.

L’origine des saints de glace remonte bien avant le christianisme.

Qui n’en a pas fait l’amère expérience ! Pour gagner quelques jours sur le calendrier, on a planté des tomates aux premières chaleurs de mai : une semaine plus tard, la gelée matinale a recroquevillé les fragiles plants tout juste sortis des serres.

Vous n’avez donc pas, comme nos pères fait quelques rogations* à Saint- Mamert (11 mai), Saint-Pancrace (le 12) et Saint- Servais (le 13 mai, souvent confondu avec Saint-Gervais), saints « au sang de navet » ! Et qui s’illustrent par un fréquent retour des gelées. On leur adjoint parfois Saint-Boniface, le 14 mai.

* Rogations : cérémonies qui se déroulent pendant les trois jours précédant l’Ascension et qui ont pour but d’attirer les bénédictions divines sur les récoltes et les travaux des champs (définition du Grand Robert).

Gel tardif et nocturne


L’Eglise a repris la coutume en imposant des intercesseurs, les saints. Ironiquement, ils étaient censés protéger les cultures durant ces jours critiques. Mais vu l’inefficacité de leur patronage, ils sont peu à peu devenus responsables des gelées, qu’ils incarnent dorénavant. Des saints que l’on craint, c’est assez rare…

D’abord faut-il savoir qu’il s’agit du 11, 12 et 13 mai, dates de mauvaise réputation pour toutes les « mains vertes » qui ne jardinent jamais avant le passage de ces journées annonciatrices d’un retour tardif des gelées, capables de réduire à zéro le travail des téméraires qui auraient osé planter avant cette échéance.
Saints Mamert, Pancrace et Servais, les saints de glace les plus connus, sévissent les 11, 12 et 13 mai. Sous nos latitudes, il faut cependant se méfier du 23 avril (Saint- Georges) au 25 mai, présidé par saint Urbain.
«Les saints de glace correspondent donc aux périodes printanières sujettes à une descente des températures en dessous de zéro, en fin de nuit, éclaire une climatologue. Comme la végétation a souvent déjà démarré, les cultures et les arbres fruitiers en fleurs sont sensibles au gel.» Météorologiquement parlant, cela se produit lorsqu’une masse d’air froid provenant du nord s’associe à une nuit dégagée.

Ne cherchez pas sur les calendriers la trilogie de ces Saints que sont Saint-Mamert, Saint-Pancrace et Saint-Servais qui ont été remplacés par Sainte-Estelle, Saint-Achille, Ste-Rolande et St-Mathias.

Cette substitution fut terminée lors du dernier concile de l’Eglise catholique en 1960 qui « nettoya » le calendrier de tous les personnages donnant lieu à des pratiques rituelles peu conforme avec la liturgie et considérées comme entachées de fond païen. Et c’est ainsi que nos « braves Saints de Glace » furent rayés au même titre que les guérisseurs, retrouveurs d’objets perdus ou encore traitant de la météorologie… Bien sûr ils étaient tous les ans implorés par les agriculteurs et les viticulteurs, qui à cette occasion retrouvaient et récitaient au cours de processions avec Monsieur le curé en tête, de pieuses prières qui n’étaient pas forcément dénuées d’arrière-pensées intéressées.

Et pourtant si nous en recherchons les origines lointaines, très lointaines même, des gens d’alors avaient constaté qu’une brutale chute de la température nocturne ou plutôt matinale arrivait tous les ans aux alentours de ces trois journées. Cet élément climatologique qu’est le gel, particulièrement désastreux pour les plantations qui pourraient se trouver alors en début de germination, les incitait à laisser passer l’événement avant d’entreprendre les grands travaux de printemps, et pour les jardiniers et maraîcher planter, repiquer, semer, mettre en terre en toute quiétude.

Aujourd’hui encore ils ne négligent pas ce vieux dicton et même la Météorologie pourtant peu soucieuse des proverbes,

ne nie pas qu’il existe une période très froide qui peut survenir jusqu’en fin mai.

EXPLICATION


Avant la réforme de 1582, les dates du calendrier (calendrier grégorien),étaient données dans le CALENDRIER JULIEN, qui méconnaît les caractéristiques orbitales précises de la terre. Ainsi la fête d’un SAINT correspond, en 1582, à une date de 1o jours inférieures à celle de la réforme de 1582 (où le 5 octobre est devenu le même jour, le 15). Il y avait donc à cette époque 10 jours en trop dans l’ancien calendrier. La réforme consiste à enlever trois jours tous les quatre siècles, soit supprimer une année bissextile en 1700, 1800,1900 mais pas en 1600 ni 2000, années « SECULAIRES » correspondant à un nombre de siècles divisible par quatre, et de nouveau en 2100, 2200, etc… Or, cette légende remontant probablement au début du deuxième millénaire, voire la fin du premier, il faut compter quelques jours en moins pour que le 10, 11 et 12 mai soient comptés comme aux environs de l’an 1000. De plus, cette mini vague de froid annuelle semble se produire un mois à l’avance par rapport au milieu du siècle précédent, et certaines régions du globe ne la connaissent pas.
Nos grands-parents nous le disaient : ne rien planter de fragile avant « Les Saints de glace », que par confusion phonétique on appelle encore souvent « Les Saintes glaces » :

« Le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace ! »

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