Archives de la catégorie ‘Divertissement

Ma crèche 2012


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Ça y est !! La voici enfin terminée, un peu en retard, mais cela vaut le coup, non ??? Il y a donc cette année

le thème de l’eau qui est dominant avec les lavandières, nous avons celles de l’atelier de Fanny. Cette année

c’était plus compliqué parce que j’ai mis la montagne. En fait j’enrichis chaque année ma crèche avec des

personnages ou des décors, je ramasse des branches d’olivier, des écorces d’arbre, tout ce qui peut enrichir

ma crèche. Je vais maintenant me concentrer sur les maisons, soit en faire en argile, ce qui est un peu long,

soit éventuellement en acheter ou m’en faire offrir. J’ai vu que chez les santons Lambert il y avait de jolies

maisonnettes à des prix abordables.Dès les mois d’été lors de mes escapades en France je recueille les

matériaux qui vont me servir, quand je n’achète pas un ou deux santons. Depuis plus de vingt ans je prends

dans ma collection un ou deux santons et je m’en fais aussi offrir. En effet les gens ne pensent pas toujours

à en offrir et pour une fada des crèches comme moi, il n’y a pas de plus beau cadeau. Voici le lavoir repose linge de l’atelier de Fanny qui a une bonne place dans la crèche. Sur son catalogue en

ligne tout n’y est pas, c’est pourquoi je pars en recherche dès le début novembre parce qu’après ils

démunissent la boutique en ligne pour avoir de quoi vendre aux foire aux santons.J’ai pris aussi chez Fanny

deux lavandières et une de chez Vaquette. http://santonsvaquette.com/boutique/.J’aime bien prendre

des santons de différents endroits car ils ont tous une expression différente et certains sont plus

artistiques que d’autres.

Et puis rencontrer les santonniers est un plaisir, ce sont des gens très agréables. Dans les lavandières

il y aussi celle de Céline, notre santonnière bretonne, qui est à côté de Paimpol. J’y suis allée le jour

de mon anniversaire et j’ai eu une réduction. Je n’ai pu avoir qu’une lavandière à brouette car elle

n’avait plus d’étente, c’est pour cela que j’ai pris le lavoir plat. Voici la version de Céline: 

http://santonsbretons.artblog.fr/3/

 Comme toujours, les artisans sont à l’honneur : le bouësou (menuisier) de chez Truffier Douzon et le rémouleur,

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la clouteuse de boules d’Aiguines (Gassies : http://www.santonsgassies.fr/), le forgeron Carbonel.

Il y a aussi la fileuse de chez Vaquette et son rouet.

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Le boulanger a des bons ouvriers, il y a de la réserve, aussi le mitron fait la sieste dans son

pétrin (Truffier Douzon). Le boulanger a sa panière sur l’épaule, et le meunier lui apporte

de la farine. (Carbonel) Victorine la poissonnière a son étal bien rempli (Carbonel).

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Le petit peuple du village se réunit sur la place du marché, la marchande d’oranges amères fait

l’article,(il faut des bonnes oranges amères pour préparer le « Picon – bière ») pendant que la

lavandière,de Céline avec sa coiffe de Paimpol sur la tête vient étendre sur le lavoir de Fanny

la lessive qui vient d’être faite.La femme aux savons de Marseille vient proposer ses nouvelles

productions.(Carbonel). Il y a aussi une lavandière Carbonel. 

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Dans les restanques,la-haut, le travail de la lavande est à son plein, avec les coupeurs, cueilleurs,

la charrette est pleine pour pouvoir être emmenée au marché (santons Didier). Il en reste encore

une rangée, ils ont bien travaillé (Pâte FIMO, un peu de travers, c’est la cuisson, sorry !). Le vigneron

ramasse sa récolte et regarde si ses citrouilles sont prêtes pour la soupe. (Pâte FIMO).

Le peintre est inspiré, il peint un joli paysage provençal (Truffier Douzon).

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Pour célébrer la nativité, les bretons viennent en procession, accompagnés par l’enfant de chœur,

du sonneur de bombarde, le joueur de cornemuse, le porteur de bannière (Céline), avec le

tambourinaire et le curé (Carbonel), les couple de bigouden (Carbonel), et la dame de

Pont L’Abbé (Escoffier). 

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Dans la campagne, le berger s’est endormi près de sa borie, et son collègue est au cagadou.

Cagaïre Vaquette:

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Vous voyez en arrière-plan l’arbre d’or,qui veille sur eux, clin d’œil breton oblige.(pâte FIMO jaune).

Le temps se détraque, le mimosa est déjà fleuri.

Sur les hauteurs, dans l’auberge, la nativité est là sauf Jésus qui n’est pas encore arrivé. Le couple

de ravis (Carbonel), le bœuf, l’âne, Marie et Joseph (ils sont plus gros car je les ai achetés dans

un magasin de jardinage). Les pages sont là avec les rois mages (Escoffier). Sur l’escalier

différents personnages qui vont rendre hommage à l’enfant Jésus. Sur le toit de la crèche vous avez

reconnu sainte Thérèse et sainte Anne.

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Les maisons en bois ont été faites par mon chéri,ainsi que l’escalier, la maison en argile par moi, ainsi

que la borie avec du papier mâché. Toutes les pièces en pâte FIMO sont faites par mes soins. Pour l’éclairage j’ai trouvé un système de baguettes lumineuses et une clignotante à plusieurs couleurs pour le devant, ce qui est plus économique et plus écologique car cela fonctionne sur secteur et ce sont des LED.

Pour faire le sable j’ai fait sécher des pelures de clémentine que j’ai moulues au moulin à café. Je n’ai pas tout à fait fini, je dois en mettre dans la restanque aux lavandes.

La terre est faite de marc de café. Tout cela a une odeur honnie par les chats donc ils n’y touchent pas.

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J’ai mis un poinsettia sur le toit car c’est pour moi la fleur de Noël par excellence, même si cela fait

un peu décalé. Sur la gauche un chemin de sable représenté par du Tesa. En haut le village des

samaritains avec ma samaritaine faite en pâte FIMO. Je n’ai pas eu assez de place pour y mettre

le puits dont il est question dans l’Evangile.Voilà ce que cela donne au final, mais j’ai encore deux

ou trois choses à mettre car il faut du temps pour positionner tous les personnages et mettre de la

patafix dessous pour qu’ils ne tombent pas si d’aventure les chats montent dessus.J’espère ainsi

vous avoir donné un peu de cette paix de Noël. Pour moi faire la crèche est très important, et,

bien que grandes, mes filles y sont attachées. C’est une façon de montrer que jésus est venu pour

les plus simples d’entre nous, et un témoignage de foi. Hier la grande m’a dit : « Maman tu as mis

les rois mages, ils sont encore en chemin! ». La majeure partie de mes santons vient de chez Carbonel,

mais je découvre les autres au fil des années et de mes séjours en Provence.Pour la plupart,

les santons mis sont ceux de la pastorale, qui sont tous des Carbonel. Les santons hors Pastorale

sont d’autres artisans ce qui les différencie.En cliquant sur le lien vous aurez le texte de la pastorale

que j’utilise si vous ne le connaissez pas. Il a bercé mon enfance et nous préparions la crèche

avec ma mère en écoutant le disque.  http://fcorpet.free.fr/Noels/pastorale.pdf

Quelques liens de santonniers que j’utilise :

Santons de Céline (site vitrine, vue):

http://santonsbretons.artblog.fr/

santons Carbonel (boutique en ligne):

http://www.santonsmarcelcarbonel.com/store

Santons l’atelier de fanny boutique en ligne):

http://www.atelierfanny.com/

santons Vaquette (boutique ne ligne):

http://santonsvaquette.com/boutique/

Santons escoffier (boutique en ligne):

http://www.santons-escoffier.com/

santons Didier (boutique en ligne)

http://www.santonsdidier.com/fr/site

santons Truffier Douzon (boutique en ligne, vus)

http://www.santons-truffier.fr/

 santons gassies (site vitrine, vu):

http://www.santonsgassies.fr/

Santons Lambert (boutique en ligne):

http://www.santons-lambert.com/accessoires-platre_42_collection-7-cm_.html

Santons Magali (boutique en ligne):

http://www.santonsmagali.fr/

Les liens sont à recopier dans vos navigateurs, cela marche mieux avec FF , surtout les sites qui font boutique.

Le concert….


Voici les photos du concert :

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La caméra permet à l’organiste de voir le chef par l’intermédiaire d’un

écran. Nous avons chanté de nouveau la messe de Kodaly et des mélodies

anglaises, ma préférée étant le Jubilate Deo de BRITTEN, pour sa

pêche….

                                       Nous préparons la messe solennelle de Sainte Cécile et le

Gallia de Gounod pour le mois d’Avril. Je suis peu présente car très

fatiguée ; Suite à des douleurs dans le dos et dans le ventre, j’ai eu un

scanner qui a montré un kyste au rein gauche et un côlon bourré de

diverticules. J’ai un régime à suivre en phase de crise et, si le traitement

échoue, je devrais me faire opérer pour enlever un bout d’intestin,

j’espère que non. Il y a des fois où ma seule position confortable est

d’être couchée sur le côté !!!! J’ai aussi les concerts à préparer et à

bosser malgré tout….Mais je m’y remets bientôt. ma mère est enfin

en maison de rééducation et reprend ses séances de rayons pour le

traitement du cancer, mais elle est encore très fatiguée…..

Publié 6 décembre 2012 par korriganebleue35 dans Divertissement, Films, concerts

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Un super concert


LE 12 OCTOBRE, je suis allée écouter Didier SQUIBAN qui donnait un

concert avec son copain Alain TREVARIN à l’accordéon dans le cadre

du grand soufllet, festival d’accordéon annuel. J’avoue que l’accordéon

c’est pas mon truc au départ, mais avec SQUIBAN au piano et lui,

c’était bien. Il s’agit por ces deux copains de mettre en harmonie des

airs traditionnels bretons pour leurs instruments respectifs, dans une

couleur un peu Jazzy, ce n’est pas pour rien que Didier est appelé le

« Keith Jarret » de Molène….. Certains morceaux heurtaient cependant

mon oreille parce que trop fort, mais c’était bien quand même.

Ils ont fait quelques photos car ce concert était au profit d’une  

association : « les enfants avant tout », qui s’occupe d’enfants de pays

d’Afrique qui souffrent de guerre, de malnutrition, d’abandon…

Il y avait donc à l’entrée de l’église vente d’artisanat malgache, de

café d’Ethiopie…

En fin de concert des disques et son dernier album : « cordes et

lames », que Didier a présenté avec son humour habituel, dédicacé bien

sûr, mais trop peu…

D’aucunes mauvaises langues diront peut-être que c’est acheter sa

bonne conscience à peu de frais, mais j’admire les artistes qui donnent  

leur recette pour une bonne cause.

Et puis les prix étaient relativement abordables. C’était dans une

église car souvent ils y donnent des concerts, mais surtout du gospel.

Voici quelques photos que j’ai récupérées de leur galerie,

si ils disent quelque chose je suis sur certaines et je ferai valoir mon

droit à l’image…. J’ai une pashmina rose autour du cou que ma fille

m’avait ramené de Londres, elle m’est donc précieuse. Maintenant

c’est une chipie en phase révolutionnaire (seize ans et demi…).Vous

m’y reconnaitrez donc facilement…Je me suis rapprochée car j’aime

bien voir les mains des pianistes quand ils jouent. Il y avait un gamin

autiste qui n’arrêtait pas d’applaudir un peu n’importe quand et ses

parents avaient un peu de mal à le contenir….Le concert a passé bien

vite…

Des nouvelles de la reine-mère : elle a été opérée avec succès, fait

quelques pas, mais a été tellement anémiée avec le saignement

opératoire qu’ils ont du lui mettre 3 poches de sang. Elle est encore

bien fatiguée. Ma petite soeur est là-bas et ils sont en train de

réaménager son appartement pour qu’il soit adapté quand elle

reviendra de rééducation…Je lui nettoie sa boîte mél tous les

deux jours car elle en reçoit beaucoup trop, une cinquantaine

tous les jours !!!! C’est la raison pour laquelle je suis fort peu

présente aux ateliers mais je n’oublie pas les copi-net…. 

L’automne en images….


J’ai voulu faire un montage avec Kizoa mais j’ai des problèmes pour le code. Alors je me suis rabattue

sur mon logiciel de diaporama et ai exporté sur You Tube… Et voilà le résultat.

Publié 7 octobre 2012 par korriganebleue35 dans Divertissement, Mes poèmes...

Le plus grand baryton au pays des anges….



Avec Dietrich Fischer-Dieskau disparaît une voix unique qui a marqué le répertoire

classique du XXe siècle.Si tant est qu’il fût un paradis pour les chanteurs, c’est là qu’il

se trouve….Lui qui n’avait pas besoin de faire de « Grimaces et singeries » pour mettre

la musique en valeur, il était un canal tout simplement composé par la mélodie et le texte

qu’il avait profondément intériorisé. Il lisait la partition, mais entre ses lignes, comme

si le compositeur s’était adressé à lui pendant son sommeil pour lui dire ce qu’il voulait.

Le privilège des plus grands. Une fois que l’on a écouté Schubert ou Schumann avec lui,

les autres semblent pâles…

Ce qui était unique, chez le baryton Dietrich Fischer-Dieskau, qui vient de mourir

le 18 mai à 87 ans, ce n’était pas son immense répertoire (du XVIIe siècle aux

compositeurs d’aujourd’hui), ni sa brillante technique (notamment sa voix mixte,

c’est-à-dire ce mélange de voix de tête et de voix de gorge, qu’il avait cultivé avec

un art consommé), ni même ce timbre soyeux qui le faisait identifier immédiatement,

non : ce qui était unique, c’est qu’il était un chanteur intelligent. Il ne vendait pas sa

voix, mais un texte et une musique, qu’il avait compris jusque dans les plus infimes

détails, dans les profondeurs les plus inexplorées, les allusions les plus fines.

Il savait où il devait aller, comme un tragédien qui sait dans la scène

d’exposition ce que sera le dernier vers de la pièce. Le chef d’orchestre

Emmanuel Krivine, qui avoue tout devoir au grand baryton allemand,

dit en souriant : « Contrairement aux apparences, la musique se lit de

droite à gauche… » Comme on l’imagine, de tels lecteurs ne sont pas

légion le monde lyrique.

Dietrich Fischer-Dieskau, né Albert Dietrich Fischer von Dieskau à Berlin le 28 

mai 1925 et mort le 18 mai 2012 à Berg en Bavière1, est un baryton allemand,

également chef d’orchestre et musicologue.

Cet artiste lyrique du XXe siècle demeure l’un des plus grands interprètes de la

musique vocale. Sa carrière fut impressionnante entre toutes par sa durée, par

la quantité des œuvres enregistrées, et enfin par la qualité et la diversité des

répertoires abordés.

Fils d’Albert Fischer, pasteur et proviseur, le jeune berlinois est très tôt fasciné

par les textes poétiques de Goethe et Schiller qu’il déclame dans la cour de l’école.

Il vient dès l’âge de neuf ans à l’étude de la musique, par l’entremise de sa mère,

l’institutrice Dora von Dieskau, qui l’emmène aux concerts.

Ses capacités vocales naturelles l’amènent à développer un registre de baryton lyrique

capable des nuances les plus douces, malgré une attirance première pour les rôles de

Heldentenor (ténor héroïque). Il donne son premier concert avec le Voyage d’hiver (Winterreise),

cycle de lieder de Franz Schubert, sous le bombardement de 1942 qui dévaste Berlin. La

mezzo-soprano Christa Ludwig raconte que : « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale,

le public allait aux récitals de Fischer-Dieskau pour prier et pleurer. »

Même s’il a chanté quelques airs d’opéra, sa carrière prend son essor lorqu’il

rencontre le chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler en 1950 lors du festival de

Salzbourg :Furtwängler l’auditionne, il est subjugué par le jeune baryton. Ils

donnent ensemble, durant le festival de Salzbourg de 1951, les

Lieder eines fahrenden Gesellen (« Chants d’un compagnon errant ») de

Gustav Mahler.Le lied deviendra alors sa spécialité, qu’il chantait en faisant

passer  beaucoup d’émotion.

Dietrich Fischer-Dieskau connaissait plus de 1 500 lieder (par cœur, s’entend,

il chantait sans partition au concert…)— de Brahms, Schubert,

Schumann, Hugo Wolf, Gustav Mahler — et a chanté sous la direction des plus grands

chefs de son temps : Wilhelm Furtwängler, Ferenc Fricsay, Herbert von Karajan,

Otto Klemperer, Karl Böhm, Rudolf Kempe, Eugen Jochum, Georg Solti, George Szell,

Rafael Kubelik, Karl Richter, Leonard Bernstein. Il fut accompagné des pianistes

Wolfgang Sawallisch (qui l’a ensuite dirigé), Sviatoslav Richter, Alfred Brendel,

Murray Perahia ou Herta Klust. La plus longue collaboration fut avec l’anglais

Gerald Moore.(qui accompagna aussi Elisabeth Schwarzkopf). Tardivement, le jeune

Hartmut Höll lui permit de revisiter les répertoires qui firent sa notoriété et

d’explorer les œuvres de compositeurs plus confidentiels mais non moins

importants.

L’histoire de la musique enregistrée du XXe siècle a retenu son apport encyclopédique dans

le domaine du lied. Au sommet de sa carrière, il enregistra pour la Deutsche Grammophon

en 1968 l’intégrale des 600 lieder de Schubert. Puis ceux de Wolf, de Schumann, de Brahms,

de Liszt, avec un souci documentariste.

Professeur d’interprétation musicale à la Hochschule der Künste (« École supérieure

des arts ») de Berlin depuis 1983, il met fin à sa carrière de chanteur en décembre

1992, pour se consacrer à la direction d’orchestre et à la peinture.

Dietrich Fischer-Dieskau a proposé des interprétations marquantes, non seulement en

raison de son timbre vocal, reconnaissable entre tous, ou de son phrasé, ciselé quelle

que soit la langue chantée, mais surtout en raison de la clarté de sa lecture interprétative,

qu’il mettait toujours au service du compositeur et de la musique.Dans ses master-classes

il insistait beaucoup sur le contexte de composition, le poème…

 «L’important est de découvrir la musique à travers les musiciens, et non les musiciens

à travers la musique. »

« Le récital de Lieder procure des bonheurs uniques. Il vous oblige à plonger au cœur de

la poésie, à situer les textes dans un bain culturel, beaucoup plus intensément que dans

un opéra, soumis au metteur en scène… Avec les Lieder, vous restez votre propre

musicologue, chef, metteur-en-scène. Dans le cours d’un récital, vous devez quelquefois

incarner une vingtaine de personnages à la suite ; les habiter d’entrée de jeu. Pour

aborder l’opéra, l’interprète de Lieder disposera donc d’une vaste palette de nuances.

En retour, l’opéra forge la résistance physique par la maîtrise des fortissimo, qui

enrichissent son fonds de commerce. »

Un chanteur non pas viril, mais masculin

Cette intelligence aiguë – multipliée par ce don du ciel qui s’appelle une belle voix – a

donc réalisé des prodiges ; et ces prodiges l’ont rendu fort : il était un des rares exemples,

avec Fritz Wunderlich et quelques autres, à être un chanteur non pas viril, mais masculin.

Puissant, et non capricieux, naturellement meneur, et non pas despotique, c’est-à-dire

exigeant, impérieux – même avec Sviatoslav Richter, qui n’était pas précisément un

mollasson.

Ensemble, ils ont laissé un enregistrement de concert (récital Schubert, Salzbourg,

1977, publié par Orfeo), qui reste un des plus beaux disques de chant jamais réalisés.

Il avait écrit des livres, de vrais livres (sur Schumann, Schubert, Wagner et Nietzsche).

Il peignait aussi, moins bien que Schoenberg, mais quand même. Il lisait, il savait.

C’était un homme, un vrai…

A bicyclette…Arlette N°2


 

Merci pour la décoration !!!!!

RÉSULTAT :

En ce frais et pluvieux mois d’avril, il fallait être

sérieusement fada pour partir dans cette ÉQUIPÉE et

avoir un attirail de quasi professionnel. Il s’agissait

d’affronter cette MYTHIQUE course, JALONNÉE

de pavés, frappée par les INTEMPÉRIES qui

AGGRAVAIENT  les risques de chute. Parfois le vent

ASSÉCHAIT les pavés inondés par la pluie, mais

n’enlevait malheureusement pas la boue,

d’où ce nom d’enfer du Nord bien mérité.

L’approximation n’était donc pas de mise.

Les plus grands coureurs, que dis-je,  les rois de la petite

REINE s’y étaient SUCCÈDÉS, dans une chevauchée

FANTASTIQUE qui n’avait rien à envier au film éponyme !!!

 

La foule ne s’y trompait d’ailleurs pas, qui, canalisée

par des barrières, s’approchait dangereusement des

CARREFOURS afin d’encourager ses champions,

dans une ambiance festive. Ils savaient tous que c’était

l’INCONTOURNABLE passage avant le tour de France. .

De découvertes en découvertes…Arlette N°52


MERCI D’ABORD POUR LA DECORATION. Je n’en espérais pas tant….

MOTS IMPOSES  :

VERBES : ENTREPRENDRE, DÉCOUVRIR, GRANDIR, RÉPARTIR,

NOMS : FORME, CURIOSITÉ, SATISFACTION, BALBUTIEMENTS.

ADJECTIFS : HEUREUSE, CHARMANT, DIVERS(E), AGRÉABLE. 

RÉSULTAT :

Nous avons ENTREPRIS cette année de DÉCOUVRIR les sentiers de la musique des compositeurs du début

du 20° siècle. HEUREUSE d’explorer de nouvelles œuvres, de DÉCOUVRIR de nouveaux horizons et de

sortir enfin des œuvres bateau du « top 50 » des chorales, que je connaissais déjà par cœur.Une certaine

CURIOSITÉ et une certaine SATISFACTION m’avaient envahie, certains airs étaient tout à fait

CHARMANTS et on aurait dit qu’ils venaient directement du paradis. Ceci étant dit, c’était une fois la

réunion de tous les pupitres car, chacun de nous isolé, nous avions du mal à comprendre la construction

de l’œuvre. Rencontrer enfin des musiciens et chanteurs d’horizons et d’histoires musicales DIVERSES ne

me déplait d’ailleurs pas, ceci lors des rencontres conviviales qui suivent les répétition et les concerts.

Même si certains chanteurs étaient aux BALBUTIEMENTS car ils ne déchiffraient pas la musique à vue

comme moi,le projet musical avait pris doucement FORME après nos répétitions. Pour une fois, nous

n’avions pas l’air de « souris couineuses », comme cela se voit parfois dans certains pupitres de soprano 1.

Les voix étaient bien REPARTIES, il était clair que ce projet nous ferait GRANDIR et

progresser malgré de nombreuses difficultés.D’ailleurs le fait que des auditeurs m’avaient dit être

émus aux larmes en entendant nos contre-ut (qui étaient bien propres) me faisait bien plaisir, pour une fois

ces compliments m’étaient AGRÉABLES car ils venaient de connaisseurs. Cela changeait des concerts

habituels. Il est même question de faire un disque, la version orchestrale de cette œuvre n’a jamais été

enregistrée. Affaire à suivre…Ci-dessus diaporama du concert avec l’introduction à l’orgue….  


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